Football/Élection Fégafoot : pourquoi Landry Nkeyi passe de l’opposition au soutien de Pierre-Alain Mounguengui?



Pendant trois mandats, Landry Nkeyi a refusé de soutenir Pierre Alain Mounguengui.

Aujourd’hui, le président d’Oyem AC change de camp, et il explique pourquoi il a accepté d’être à la tête du collectif des clubs qui soutiennent celui qui était l’unique candidat à la Fégafoot.

Tout commence avant le début du championnat national, en marge de l’assemblée générale de la LINAFP. Mounguengui réunit les clubs de première et deuxième division.

Le décor change : pas d’invectives, mais un mea culpa.

Le président de la Fégafoot reconnaît publiquement ses manquements.

Pour Nkeyi, c’est un tournant. « C’est la première fois qu’il invite les présidents de club en prélude d’une élection fédérale.

Avant, c’était toujours des rapports conflictuels », raconte-t-il.

Le geste seul n’aurait pas suffi. Le projet présenté a fini de le convaincre : structurer les clubs pour les rendre viables, organiser réellement les championnats de D2, D3 et D4, lancer un vrai programme pour le football féminin, et soutenir les clubs d’élite sur le plan technique et financier.

Surtout, des représentants du monde des clubs siègent désormais au COMEX.

Pour Nkeyi, c’est la preuve que « le geste a rejoint la parole ».

Reste le bilan. Plus d’une décennie de présidence Mounguengui, et peu de résultats visibles.

Nkeyi ne l’esquive pas, mais il refuse le procès à charge contre un seul homme. « Le sport gabonais est malade. Donnez-moi le sport qui prospère en ce moment. Chacun de nous est responsable », tranche-t-il.

Dans sa lecture, les clubs, le comité exécutif et le ministère ont tous leur part de responsabilité.

Et l’opinion publique ? Massivement contre un nouveau mandat.

Nkeyi l’entend, mais la replace dans le temps électoral. « Où était cette voix depuis quatre ans ? Nous avons eu quatre ans pour préparer cette élection », répond-il.

À ses yeux, le changement ne se gagne pas à coups de posts ou de colères en ligne, mais dans le travail collectif des acteurs de terrain.

Alors pourquoi ce soutien, maintenant ? Parce que la méthode a changé. Parce que les clubs sont enfin associés aux décisions.

Parce que, dit-il, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, alors, même si on vote demain  ou quand vous voudrez, je sais qui je vais choisir  » a t-il conclu.