Omnisports/Élection au CNOG : le 25 avril sous haute tension.



À Libreville, le compte à rebours est lancé.

Le 25 avril, les fédérations sportives gabonaises sont appelées à élire le successeur de Cresant Pambo à la présidence du Comité National Olympique Gabonais.

Mais à mesure que la date approche, une question revient : le vote pourra-t-il se tenir sereinement ?

Le Ministère des Sports a jeté un froid en annonçant la suspension du processus électoral.

Motif officiel : mettre de l’ordre dans la situation administrative de plusieurs fédérations.

Dans les couloirs du mouvement sportif, beaucoup y voient une intrusion dans les affaires olympiques.

Le CIO, gardien de l’autonomie des comités nationaux, aurait mal accueilli cette décision.

Face à cette suspension, le camp olympique ne fléchit pas.

Cresant Pambo et la commission électorale martèlent que l’élection aura bien lieu le 25 avril. Pour la tutelle, c’est un affront.

En coulisses, les tractations s’intensifient. Selon nos informations, le ministère aurait approché deux figures respectées pour jouer les médiateurs : Bonaventure Nzigou Mamfoumbi, président de la Fédération de boxe et doyen des présidents, et le Général Sylvain Pangou Mbembo, patron du handball gabonais et candidat déclaré au CNOG. Mission : convaincre les fédérations de ne pas se présenter aux urnes.

Le spectre d’un blocage physique plane désormais.

Des sources évoquent la possibilité d’un dispositif des forces de l’ordre autour du siège du CNOG le jour J, pour faire respecter la suspension gouvernementale.

De quoi transformer une élection en épreuve de force.

Dans les fédérations, l’incompréhension domine.

La nomination du ministre actuel devait-elle apaiser et structurer le sport gabonais, ou ouvre-t-elle une période d’instabilité inédite ?


À dix jours du scrutin, le Gabon s’achemine vers un précédent institutionnel dont personne ne mesure encore toutes les conséquences.