Malaise social.
Les nouvelles recrues de la sœur cadette de Gabon 24, la deuxième chaîne de télévision et de radio du pays ex Radio 2, n’ont pas perçu de salaire depuis plusieurs semaines.
Une vague de recrutements saluée
Sous l’impulsion de Léatitia NGALÉBIKA, Directeur Général de Gabon 24, et sur instructions de la hiérarchie, plusieurs jeunes figures de la presse gabonaise ont été recrutées.
On retrouve des talents confirmés tels que :
Richy NKORI, ancienne présentatrice vedette de RTN puis de Télé Africa, aujourd’hui en charge de l’édition principale de la mi-journée.
Léandre NDAMBO, ancienne voix d’Africa N°1, qui assure le réveil matinal du lundi au vendredi.
Rodrigue BEKALE, chroniqueur sportif émérite pour l’actualité nationale.
Pasteur OBIANG en provenance de TV+, Esther KENGUÉ, etc.
Tous ont été déployés sur Radio 24 FM, qui émet sur tout le territoire national sur la fréquence 92.6 FM.
Un travail acharné… sans rémunération dans la 5eme République?
Matin, midi et soir, ces professionnels abattent un travail de fourmi.
Ils s’efforcent de faire rayonner une grille de programmes ambitieuse pour satisfaire les auditeurs, parfois à des heures indues.
Et là, « ventre affamé n’a point d’oreille ». C’est là que le bas blesse.
Depuis 2 à 3 mois après leur prise d’antenne, de nombreux confrères tirent le diable par la queue.
Sans salaire, ils ne savent plus à quel saint se vouer.
La Direction Générale leur demande de « conjuguer le verbe patienter » en attendant que la hiérarchie trouve des solutions idoines.
L’enjeu
Radio 24 FM veut s’imposer comme une radio de service public moderne mais comment fidéliser des talents et garantir la qualité des programmes si la question salariale n’est pas réglée au préalable et relégué au second plan ?
Si non, comment demander aux journalistes de faire vivre une radio nationale 24h/24 s’ils ne peuvent pas vivre eux-mêmes?
L’attente devient pesante pour ces journalistes qui font vivre l’antenne au quotidien.
Certes, Gabon 24 a un nouveau siège social, des véhicules d’astreinte sont disponibles, les agents sont tous en uniforme mais est-ce vraiment suffisant ?
Le problème est classique dans les médias publics du Gabon ou on recrute la nouvelle génération des reporters pour relancer la grille, mais sans budget de fonctionnement suivi.
Le risque pourrait être la démotivation et la fuite des talents vers le secteur privé.