SOCIÉTÉ / PÉNURIE DE CARBURANT À OYEM : LA COLÈRE MONTE

OYEM, 2 octobre 2026 (Correspondant local) C’est la galère ce matin dans la capitale provinciale du Woleu-Ntem.

Depuis les premières heures, d’interminables files d’attente s’étirent devant la station Total d’Oyem, la principale de la ville. Bidons jaunes en main, motos, taxis, véhicules personnels stationnés en double file dans l’espoir d’obtenir quelques litres d’essence.

Selon nos informations, la ville serait en rupture de carburant depuis 48 heures.

Aucune communication officielle. Aucune explication de la part de la direction provinciale des hydrocarbures, ni des autorités locales. Un silence qui exaspère.

« Je suis là depuis 5h du matin. J’ai deux bidons pour mon groupe électrogène et ma moto. On nous dit qu’il n’y a plus rien, mais on reste parce qu’on espère un camion-citerne », confie un habitant rencontré sur place.

Conséquence directe : les prix du transport en commun ont doublé. Les taxis-motos, poumons économiques d’Oyem, tournent au ralenti. Les commerces qui dépendent du gasoil pour leurs générateurs sont menacés de fermeture.

Cette pénurie n’est pas une première. Oyem, comme plusieurs capitales provinciales, subit régulièrement ces ruptures d’approvisionnement sans que les causes profondes , la logistique, le quota de la SGEPP état de la route ne soient jamais clairement expliquées à la population.

La population réclame une seule chose : du carburant.

En attendant, la file s’allonge. Nous y reviendrons.