Athlétisme/Taty répond à nos questions.


Le président de la fédération gabonaise d’athlétisme ( FGA) apporte sa version des faits sur la non participation des athlètes gabonais aux prochains jeux olympiques de Tokyo du 23 juillet au 5 Août.
Matthieu Anaclet Taty revient surtout sur les fausses manoeuvres de José Walter Foula, secrétaire général adjoint du comité national olympique ( CNO) qui aurait choisi de s’improviser en directeur technique de la fédération gabonaise d’athlétisme sans toute fois maîtriser son nouveau statut de superviseur des Athlètes gabonais qui au finish, n’iront pas à Tokyo 2021.
Propos recueillis par Brice Ndoutoume.
*Gabon elite magazine (GEM): Quels sont les rapports que vous entretenez avec vos athlètes ?
#Matthieu Anaclet Taty (MAT) : Depuis mon élection en février dernier, notre fédération entretient de bons rapports avec l’ensemble des athlètes gabonais nationaux et internationaux. Notre manager général, le coach Franck Matamba est sur nos instructions pour suivre tout nos athlètes de l’étranger. Son rôle consiste de prendre attache avec les préoccupations majeures des athlètes et nouer des contacts avec d’autres dirigeants athlétiques qui organisent des compétitions de performances.
Ce nouveau modèle de planification nous a permis d’être très proche de l’ensemble des athlètes.
Aujourd’hui, je suis en étroite collaboration avec Gorra, Mekamne ou Moulin ainsi que ceux du pays.
Il ya une renaissance de l’athlétisme gabonais au point où nous avons réussi à rassembler tous les acteurs, sportifs et dirigeants.
*GEM: D’où vient alors que les athlètes internationaux seront absents aux prochains jeux olympiques ?
#MAT: La réponse à cette question est à trouver aux agissements malveillants de José Walter Foula, qui malgré son statut de secrétaire général adjoint du comité olympique, outrepasse ses missions régaliennes pour se muer en directeur technique de notre fédération. C’est lui qui s’est arrogé le droit de suivre techniquement nos athlètes, il les côtoie régulièrement comme si notre fédération n’existait pas. Il se tape le luxe d’inscrire l’athlète qu’il désire sans notre consentement. Je puis même vous dire que José Foula n’a jamais voulu voir nos athlètes aux Jeux olympiques. Il avait complètement ignoré nos nombreux appels à l’ordre préférant nous rassurer de la qualification de Gorra Maganga alors que l’athlète n’avait pas encore atteint son minima. Pour participer aux jeux olympiques, chaque athlète doit améliorer son ranking en prenant part aux multiples compétitions.
Je constate que ce Monsieur a vraiment causé du tord à l’athlète et au Gabon qui pouvait avoir une chance de médaille vu les performances de l’athlète en début de mai dernier. Il lui fallait participer à d’autres meetings pour améliorer ses points avant la date butoir du 29 juin dernier fixé par la world Atletic Association.
*GEM:Que pense le ministère des sports ?
#MAT:Le ministère joue parfaitement son rôle en nous fournissant des moyens nécessaires mais la préparation technique d’un athlète relève bel et bien de la fédération et non du comité olympique comme ce fût le cas ou José Foula nous a marginalisé en se saisissant de notre dossier. Je vois confirme que la fédération gabonaise d’athlétisme n’a été impliqué ni de près ni de loin dans la préparation des athlètes et de leur qualification. C’est le comité olympique qui s’est approprié de cette opération. Néanmoins, je me suis rapproché du comité olympique pour tenter de trouver une solution à cette situation. La réponse que José Foula m’avait souvent donné est que Gorra Maganga est qualifié avant qu’il nous balance la mauvaise nouvelle.
J’avoue être surpris du comportement de ce compatriote qui se permet d’insinuer que la fédération doit prendre ses responsabilités. Lui, nous a t’il laissé les mains libres pour nous occuper de nos athlètes sans son interférence ? Il pose les actes pour finalement ne pas les assumer. Je me résume en disant que c’est José Walter Foula, secrétaire général adjoint du comité olympique qui a causé préjudice aux athlètes. Sans s’arrêter là, il est le premier à menacer tout athlète qui continuerait à l’accuser. Je pense que le service public est une continuité,nous avons trouvé les institutions et nous les laisserons un jour. Nous n’avons aucun droit de nous les approprier.