Cet open de tennis a été certainement joué non pas avec des raquettes comme il en avait l’habitude sur plusieurs plateaux sportifs, mais sur son lit d’hospitalisation où il a su lutter contre la mort, hélas, la grande focheuse aurait eu raison de lui.
Lui, c’est Paul Kounda Kiki, premier ingénieur agronome gabonais, premier tennis man gabonais et par revers tout, premier président de la fédération gabonaise de tennis de cours.
D’ailleurs, Samuel Minko Mi Ndong, actuel président de la fegaten, décrit l’illustre disparu comme étant son père spirituel car dit il, » il est la personne qui m’a intéressé au tennis. J’ai été beaucoup bercé par ses sages conseils et orientations. Il m’a toujours soutenu et malgré le poids de son âge, il ne s’est jamais éloigné totalement de la discipline. Je vous avoue que c’est une grande perte pour le tennis gabonais qui pleure là, un pionnier, un précurseur » a dit le président de la fédération gabonaise de tennis.
Kounda Kiki Paul a tiré sa révérence le 14 novembre 2021 à l’âge de 85 ans.
On a envie de dire qu’ avec une telle perte, c’est toute une bibliothèque qui vient de brûler.
Néanmoins, il faut relativiser quand on regarde la somme de travail abattu dans la nation.
Ce dignitaire du pays a su transmettre à sa famille biologique, une partie de son sacerdoce.
Ce d’autant plus que Kiki Emmanuel Zézé, aujourd’hui inspecteur central des douanes, en sa qualité de tennis man aux heures creuses, pourrait bien poursuivre l’héritage sportif légué par son père, le grand-père et arrière grand-père pour nombreux de ses petits-enfants et arrière petits enfants.
N’eut été la pandémie à Corona virus qui favorise d’innombrables restrictions sanitaires telles que l’interdiction de se rassembler au-delà de 30 personnes, une telle figure emblématique du sport national devrait recevoir des derniers hommages de la nation dans un gymnase afin de permettre aux siens, et aux amoureux du tennisman de s’incliner devant sa mémoire.
Si non, le programme des obsèques prévoit son inhumation le samedi 27 novembre prochain au quartier Bapili dans la commune de Franceville.
Les librevillois pourront veiller avec la dépouille mortelle le jeudi 25 novembre au domicile familial de Batterie 4. Adieu papa Paul et que la terre te soit légère.