Les données assez effroyables qui démontrent s’il en était besoin que le Gabon est plus que jamais déterminé à lutter ardemment contre les cancers.
Au terme de la 8ème édition, on note que 95124 personnes ont été sensibilisées avec la forte implication des relais communautaires qui ont permis d’atteindre 48% du nombre de personnes.
Ce jour, le Gabon dispose de 104 unités de dépistage soit 54 unités de dépistage fixe, 60 unités mobiles assortie d’une caravane itinérante avec en toile de fond une tournée au sein des espaces universitaires.
A ce jour, octobre Rose a pu dépister 12 324 personnes dont 71,3% à l’estuaire, 5% dans le Haut ogooué , 3,6% dans le Moyen ogooue et 8 % dans l’ogooué Maritime.
Sur 12324 femmes dépistées, 766 cas suspects ont été identifiés sur toute l’étendue du territoire national.
Mieux, on relève egalement 741 cas pathologiques incluant les perturbations du cycle menstruel, les infections genito-urinaires, les kystes et les douleurs pelviennes.
En terme de prise en charge , le Gabon a enregistré 8 femmes transférées vers Libreville pour une prise en charge spécialisée. A ce jour, les données de 2021 relèvent 247 patientes actuellement en cours de paracliniques.
Il faut saluer la lutte contre les cancers au Gabon car à ce jour, le pays demeure l’unique en Afrique centrale à avoir lancé Novembre Bleu dont l’activité gravite autour des tests de dépistage volontaire et gratuite pour les cancers de la prostate chez les hommes.
Sur ce point, la seconde édition certes jugée encore timide, a néanmoins réalisé 511 tests de dépistage avec 24 cas testés positifs. Des tests réalisés sur 19 sites à Libreville.
La vision des autorités politiques gabonaises est de favoriser de manière systématique le dépistage volontaire car plus tôt on connaît son statut cancérologique , mieux on accède facilement dans un centre afin d’engager un traitement susceptible de ralentir l’évolution de la maladie.