Le porte-parole du gouvernement vient de réagir sur la nouvelle plate-forme politique de l’opposition gabonaise dénommée : « la coalition pour l’alternance 2023 ».
Comme à son habitude, et avec l’air de donner peu de considération aux agitations politiques d’une opposition en perpétuelle instabilité en periode électorale, le vice-premier ministre Alain-Claude Bilié-By-Nzé ne semble pas accorder le crédit à ses adversaires actuels.
Au micro local de RFI, il s’exprime en disant ceci : « C’est le peuple qui décide. Nous observons seulement qu’ à chaque veille électorale, on nous fabrique les coalition de toute sorte. Ce qui est déjà une bonne chose est que ceux qui acceptent aujourd’hui de venir au dialogue voulu par le chef de l’Etat, ne le reconnaissaient pas comme tel jusqu’à un passé récent » a declaré ce haut cadre du parti démocratique gabonais ( PDG).
A y regarder de près, on a l’impression que la problématique posée aujourd’hui par Alain-Claude Bilié-By-Nzé peut se reposer sur des faits historiques vérifiables.
En effet, combien de fois l’opposition gabonaise a toujours eu la peine de choisir une candidature pour mieux affronter le régime indéboulonnable du PDG pour bricoler et colmater les brèches à la veille de chaque processus électoral et sans grand succès.
Pour n’évoquer que le cas de la nouvelle coalition dirigée par Paulette Missambo, l’Union Nationale (UN) est elle en mesure de se mettre derrière un candidat autre de sa famille politique ?
Mieux, dans la composition du bureau politique de cette coalition, se trouve un certain Pierre Claver Maganga Moussavou en qualité de Vice-président.
Lui qui s’est déjà déclaré candidat officiellement à la présidentielle de cette année alors qu’il sait pertinemment qu’il ne fait pas l’unanimité auprès du peuple gabonais du fait de ses nombreux mig-mag depuis l’avènement du multipartisme.
L’on sait pertinemment que l’opposition gabonaise ira en ordre dispersé au premier tour de la présidentielle et d’ailleurs comme à son habitude et celle-ci se rangera indubitablement au second tour, derrière le candidat le mieux placé face au mastodonte que le régime en place entend investir prochainement.
Tout ces calculs trouveraient ils l’approbation d’une formation comme le PDG qui détiendrait la machine électorale depuis des décennies et dont l’enjeu politique aujourd’hui serait de remporter la prochaine présidentielle au premier tour avec un suffrage lourdement considérable.
Au regard de ce qui précède, l’on a bien envie de donner raison à Alain-Claude Bilié-By-Nzé qui tourne en dérision les manœuvres actuelles de l’opposition gabonaise.
En définitive, ce ne sont que les agitations d’une infinie partie de l’opposition car il y a bien des leaders de cette opposition qui ne se reconnaissent pas sur ce qui est fait sans eux.