Dans sa traditionnelle adresse à la nation le 31 décembre 2022 dernier, le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a annoncé l’organisation très prochaine d’une concertation nationale avec toutes les forces vives de la nation pour apaiser le climat politique avant les échéances électorales de cette année.
Question: Cette concertation peut-elle avoir une incidence dans l’organisation des élections générales prévues à partir du mois d’août prochain ?
Selon plusieurs observateurs, cette question touche au premier abord la cour constitutionnelle, garante de la loi fondamentale.
En effet, on sait, par expérience que, depuis 1994, toutes les concertations politiques ont toujours abouti à la modification de la loi électorale.
Question encore: Est-il encore possible, dans ces conditions, d’organiser des élections cette année, si l’on s’en tient à la logique qui interdit d’organiser des élections en année électorale ?
Une fois encore, ces questions s’adressent à la cour constitutionnelle et attisent la curiosité d’un bon nombre des gabonais qui attendent que la cour constitutionnelle les rassure.
Mais si on regarde de très près, il semble que la cour constitutionnelle fait pour le moment fi de ce qui s’apparente encore à une agitation des politiques.
Car rien n’est encore formel quant à l’organisation de cette concertation. Et même si les choses s’éclaircissent dans ce projet politique, la cour constitutionnelle ne pourra rien faire tant que les résolutions issues de cette concertation ne sont pas encore transformées en lois.
C’est pourquoi dans sa logique de garante de la loi, et avec des exigences d’exemplarité que ce statut lui impose, la cour constitutionnelle est sur le terrain et travaille à l’esprit de la bonne organisation de ces échéances électorales à venir.
En effet, en faisant sa tournée nationale de sensibilisation sur la connaissance de la loi et du processus électoral, en auditionnant le ministère de l’intérieur sur la problématique de la confection et de la distribution des cartes d’identité nationale, et en annulant le bureau du Centre Gabonais des Élections, elle prouve à juste titre qu’elle est dans la logique de l’organisation des élections telle que prévue par la constitution de notre pays.
Par conséquent, il est très clair que la cour entend rmplir pleinement son devoir et faire respecter la constitution gabonaise.
L’on reste curieux de savoir quelle va être son attitude à l’issue de la concertation des politiques pour ainsi voir la direction qu’elle prendra. Qui vivra verra.