Société/Immersion dans Agro-pastorale de Gisèle Okomo Ebanega à Oyem.


Ce vaste champ de banane, cacao et de plusieurs arbres fruitiers est situé à son village paternel d’ Alène Essong, à moins de 20 kilomètres de la ville d’Oyem dans la province du Woleu Ntem.
Il s’étend presque à perte de vue c’est à dire à plus de 4 hectares.
Véritable révolution pour cette directrice des affaires juridiques de la Bicig qui aurait dû contenter de ses revenus mensuels mais elle a décidé d’appliquer la politique du retour à la terre si chère aux nouvelles autorités compétentes du Gabon qui prônent l’autosuffisance alimentaire.
Madame Gisèle Okomo Ebanega raconte son déclic à savoir que  » j’avais été scandalisé du prix exorbitant d’un régime de banane qu’une commerçante m’avait fixé à 8000 francs au marché municipal d’Oyem. Le pire est que la maman étaiit de contraint de vendre à ce prix pour essayer disait elle, de rentabiliser son tas de régimes de banane venu du pays voisin c’est à dire le Cameroun. Ce qui m’a exacerbé et j’ai décidé de faire quelque chose en allant ressusciter l’ancien campement de mon père.
Dieu merci ça devient un coin névralgique avec autant randonnées où plusieurs personnes viennent découvrir  » a expliqué la fondatrice de ERAMYZE qui emploie aujourd’hui une quinzaine de gabonais, tous amoureux des métiers agricoles.


Récemment encore, Madame Gisèle Okomo Ebanega a organisé une séance de formation aux numéros techniques agricoles avec une cinquantaine de planteurs du canton Woleu.
Le débouché de cette activité a été la création d’une association des planteurs du canton Woleu.
Néanmoins, les doléances des planteurs ont été élaborées notamment la problématique du soutien des pouvoirs publics.
Mieux, il se pourrait que Gisèle Okomo Ebanega initie dans les prochains jours, d’autres formations agronomiques, cas de l’élevage de la viande porcine, de la volaille etc.
A côté de cette plaque se greffe l’entreprise Forêts Tropicales qui se propose d’apporter son expertise aux planteurs.
L’exemple de Gisèle Okomo Ebanega ne peut il pas faire école dans une localité du Woleu Ntem qui jadis était une référence en matière de production agricole et qui peine aujourd’hui à retrouver ses lettres de noblesse ?
A suivre.