Boxe/Le ministère des Sports, partie du problème ? Et si le Grand désordre venait d’en Haut?

La sortie du 4 mai 2026 de Bonaventure Nzigou Mamfoumbi, président démissionnaire de la Fégaboxe, agit comme un révélateur.

En cause : « l’absence de soutien de la tutelle » et, plus grave, une gestion jugée incohérente des structures.

Des caisses vides, des calendriers vides

Depuis des années, les championnats domestiques caleraient faute de subventions. Les clubs étouffent.

Sur ce point, difficile de donner tort à l’ex-président. Sans moyens, pas de noble art.

Une tutelle, deux discours ?

Mais le malaise est plus profond.

Comment expliquer qu’à l’Estuaire, la boxe vive avec deux têtes ?

D’un côté, une ligue installée par la Direction provinciale des Sports.

De l’autre, un bureau nommé par la fédération, actif depuis trois mois. Bis repetita en Kick-Boxing : un président élu par les clubs via la Direction provinciale, puis, quelques semaines plus tard, l’Inspection générale des Sports qui cautionne l’élection de Maître Marcel Madola.

À quoi joue le ministère ?

Direction provinciale contre Inspection générale, arbitrages contradictoires, confusion entretenue…

Les hauts cadres eux-mêmes semblent pris entre « le chaud et le froid ».

Clarifier pour avancer
Si ces faits se confirment, le vrai malaise du sport gabonais serait moins un problème d’hommes que de système.

Une tutelle ne peut pas souffler le chaud et le froid. Elle doit arbitrer, unifier, financer.

La balle est dans le camp du ministère des Sports. Les acteurs attendent des réponses, pas des bicéphalies. Et surtout, une ligne claire. Le sport gabonais mérite mieux que ce « puits de désordre ».

NB : Ces informations reposent sur des déclarations et constats rapportés. Le ministère des Sports n’a pas encore réagi officiellement.