*BOXE / Les Panthères bloquées à Libreville, le Ministère des Sports n’a pas de moyens pour Kinshasa.*


Rien n’est moins certain.

La compétition a bel et bien démarré depuis le 18 octobre 2026 au Gymnase du Stade des Martyrs à Kinshasa où vingt nations africaines s’affrontent jusqu’au 31 octobre prochain pour le Championnat d’Afrique de boxe.

Le Gabon devait prendre part à ce gala du noble art. Hélas, les Panthères sont encore bloquées à Libreville, faute de billets d’avion pour rallier Kinshasa en République Démocratique du Congo.

Le Président par intérim de la Fédération Gabonaise de Boxe, *Dickson ANGUINGA*, ne cesse de raser les murs du Ministère des Sports dans l’espoir de décrocher les billets d’avion de la délégation gabonaise forte de moins de 15 personnes dont près de dix boxeurs.

Selon la note numéro *000019 du 12 octobre 2026*, la Direction Générale des Sports a clairement stipulé *<< qu’il n’y a pas de moyens >>* pour ce déplacement.
C’est bien écrit noir sur blanc.

Il faut qu’on se le dise clairement : *Le Ministère des Sports n’est plus en mesure d’assurer le financement des compétitions internationales.*

C’est un parcours du combattant pour avoir l’accompagnement de l’État.

Et cette situation intenable depuis Ali Bongo Ondimba se serait empirée depuis 2023.

La Fédération de Tennis de Table, les Panthères U17, U15, U20 viennent de vivre la même humiliation.

Ce ne sont pas des réflexions sportives dans des salons feutrés à Libreville qui changeront la donne tant qu’il n’y a pas une volonté politique.

Il faudrait que les présidents de fédérations songent à d’autres mécanismes : mécénat, partenariats, RSE des multinationales.

À défaut, parions carrément sur la mort du sport au Gabon.

Et pour la boxe, il est grand temps d’arrêter le pilotage à vue. *Depuis plus de 10 ans, il n’y a plus eu de championnat national de boxe*, ni à Libreville ni à l’intérieur du pays, malgré les galas des quatre ligues : Estuaire, Ngounié, Haut-Ogooué et Ogooué-Maritime.

Un premier boxeur gabonais devait même monter sur le ring aujourd’hui, vendredi 23 octobre 2026, si la sélection nationale avait été présente.

Le témoignage d’un dirigeant de la délégation, encore bloqué à Libreville, résume la désolation : *<< Quel boxeur ? Personne n’a fait le voyage parce que nous n’avons pas eu les billets et bien je suis encore à Libreville. C’est dommage >>.*
Sérieusement entre nous, comment veut- on envoyer les boxeurs au casse-pipe? Comment peut-on être compétitif à Kinshasa quand on ne boxe jamais chez soi ? C’est la compétition qui prépare la compétition. Pas les prières à Libreville.