C’est la situation à laquelle fait désormais face la boxe dans la province de l’Estuaire.
L’on a d’un côté une Ligue de Boxe de l’Estuaire dirigée par Alain OTHA et reconnue par la Direction Provinciale des Sports (DPS), et de l’autre une autre pompeusement pilotée par Gabriel ABESSOLO, nommé sur décision fédérale avec une feuille de route étalée sur six mois.
Sauf qu’à l’évidence, le délai fixé à Gabriel ABESSOLO est largement épuisé, avec la possibilité d’organiser une Assemblée Générale Elective qui tarde à venir jusqu’à ce jour.
Cette situation se passe au nez et à la barbe d’une équipe fédérale dont l’intérim est assuré par Maître Dickson ANGUINGA, qui prend assurément assez de temps. Pour quel objectif ?
Sinon, quel est l’intérêt pour la Fédération Gabonaise de Boxe de maintenir un flou artistique à la Ligue de l’Estuaire, jadis tremplin du noble art au Gabon ?
À qui profite réellement ce bicéphalisme savamment entretenu par des mercenaires d’une discipline qui autrefois faisait la fierté du Gabon ?
Jusqu’à quand devrait perdurer ce grand désordre afin de rassembler tous les acteurs d’une même discipline ?
Au lieu de profiter allègrement des moyens adéquats qu’injecte Gabriel ABESSOLO, il est préférable de l’installer légalement à la tête de la Ligue de Boxe de l’Estuaire, plutôt que de profiter uniquement de ses ressources financières.
Il faut reconnaître, pour le saluer, que depuis son arrivée à la Ligue de Boxe de l’Estuaire, Gabriel ABESSOLO déploie énormément de moyens pour tenter de redorer le blason de la boxe dans une localité fortement éprouvée par d’innombrables difficultés.
Finalement, si la Fédération Gabonaise de Boxe tourne les pouces et ne sait à quel saint se vouer, alors que disent les autorités publiques, notamment le Ministère des Sports dirigé par un ancien athlète, qui est pourtant là depuis janvier 2026, sans qu’aucune solution ne soit apportée à la crise qui secoue actuellement le noble art au Gabon ?