Il y avait du monde hier dans la salle de spectacle de l’institut français de la capitale gabonaise.
Des Ambassadeurs, des opérateurs économiques qui soutiennent la Tropicale Amissa Bongo depuis de longues dates, les partenaires et les médias.
Il était question de suivre en avant première, un documentaire de 52 minutes réalisé par les organisateurs de la petite reine en l’espace de quinze ans de course internationale.
Une course qui a vu le jour le 12 janvier 2006 avec l’appui politique de feu le président Omar Bongo Ondimba.
Et personne ne pariait sur la durabilité de cette course car il y a bien des évènements qui voient le jour au pays et qui disparaissent en clin d’œil.
Hors, la Tropicale Amissa Bongo a tenu sa route contre vents et marées.
Dans ce documentaire, on a surtout appris que grâce à cette course internationale qui tient chaque année au Gabon sous le label de l’union cycliste international (UCI), plusieurs coureurs du continent ont été révélé et tiré vers le haut du podium.
On peut citer les Érythréens Daniel Teklaimanot , ou Nathanael Beroan, ou encore le Rwandais Joseph Areruya qui ont ont réussi à titiller les coureurs professionnels en remportant les étapes et parfois le sprint final à Libreville.
C’est ici le lieu de remercier le directeur sportif d’Europe car devenu Direct Énergie qui avait pris le risque de détecter les talents du continent et miser sur certaines étoiles qui font aujourd’hui parler non seulement de la Tropicale Amissa Bongo mais surtout du continent, et du Gabon par ricochet.
On le reconnaît que l’apprentissage a été difficile certes pour les coureurs africains à l’instar de Jacob Flavien Bamara de la RCA qui en 2006, ne disposait pas de vélo approprié à un tel événement.
Pour Jean Daniel Fotso, directeur de publication du magazine Sport Élite » le Gabon également peut espérer mais il nous faut un peu de sérieux dans la préparation car une telle course qui regorge des professionnels de l’Europe, commande que la fédération gabonaise de cyclisme prenne le terreau par les cornes si elle veut aller loin avec des coureurs .et ce n’est pas à moins d’un moins de préparation qu’on peut prétendre grimper la première marche du podium » a réagi cet éditeur au sortir de la salle de spectacle le mardi 17 janvier 2023.
Nous rappelons qu’en dépit de cette première projection , d’autres suivront à Libreville, notamment le 18 janvier 2023, puis le 28 janvier 2023. Et l’accès sera gratuit pour toutes les couches sociales.
Enfin, soulignons que le premier coup de pédale de la 16eme édition de la Tropicale Amissa Bongo se déroulera le 23 janvier prochain à Bitam au nord du Gabon. A suivre.