La multinationale implantée dans la province du haut ogooué depuis bientôt 60 ans, vient de dérouler son plan de développement local (PDL) de la ville de Moanda où elle exploite la mineraie de Manganèse.
Les dirigeants de la Comilog disent désormais injecter 5 à 6 milliards de leurs caisses chaque année pour participer aux projets d’intérêt communautaire.
Comme principal axe élagué devant les populations, le développement de l’économie agricole, l’élevage à grande échelle.
Cela semble une fuite en avant pour une ville comme Maonda ou Comilig à mieux à faire que de vouloir s’infiltrer dans des projets qui risquent d’avoir peu d’intérêt et moins durable.
Car pour les populations moandaises qui voient leurs ressources naturelles partir ailleurs sans un véritable impact de la ville.
En effet, la ville de Moanda ressemble de loin à une localité moderne où sige le premier producteur mondial du Manganèse.
La problématique du réseau routier se pose de plus en plus avec acuité, l’absence des hôpitaux modernes pour mieux soigner les populations, lesquelles vivent dans des taudis.
Hors, la Comilog aurait pu construire d’innombrables logements sociaux aux allures des habitations à loyer modéré (HLM). En fait, sortir des logements précaires qui jonchent la ville.
Inutile de souligner que les commerçantes continuent d’écouler leurs produits vivriers à même le sol faute des marchés municipaux fiables.
Comme bien d’autres localités du Gabon, Moanda n’échappe pas au phénomène de l’exode rural des jeunes en quête d’emplois.
Ne travaille pas à Comilog qui veut, il faut donc avoir » des longs bras » . Tel est le chapitre qui devrait intéresser la Comilog d’être au cœur des préoccupations des populations.
Si non investir dans le développement de l’agriculture n’est pas fabuleux pour une ville qui exploite le Manganèse mais qui croupit dans un sous développement sans précédent.
On se demande alors d’où la Comilog tire ces projets peu fiable car dans quelle ville du Gabon qui a déjà la modernisation grâce à l’agriculture se demande t-on ?
Il faut donc revoir une copie qui risque d’être en total déphasage avec la réalité du terrain car tout visiteur qui arrive pour la première fois dans la ville ou on produit le Manganèse fera face à l’état de délabrement très avancé des infrastructures de première catégorie.
Si non, en plus de cinquante ans d’exploitation minière, Moanda devrait ressembler à un Eldorado.