Pour tenir sa ligne, le gouvernement est à pied d’œuvre pour lever la méfiance sur le vaccin qui a pignon auprès des populations actuellement.Depuis que le ministère de la santé et le patronat ont paraphé le protocole d’accord sur la vaccination tous azimut des agents du secteur privé, les partenaires sociaux sont vent debout pour lancer un ultimatum aux pouvoirs de ne pas rendre la vaccination obligatoire.En effet, la multinational Total qui évolue dans le secteur pétrolier aurait sommé ses employés à se faire obligatoirement vacciner, d’ici le 15 septembre, sans quoi, aucun employé n’aurait plus accès aux différents sites pétroliers.Une manière de contrainte les salariés à se faire vacciner contre leur gré alors qu’une source autorisée du copil relève bien que la vaccination n’est pas encore rendue obligatoire en république gabonaise.Pour les partenaires sociaux, une telle mesure contraignante est à l’encontre des libertés fondamentales prévues par la constitution gabonaise.Pour démontrer leur capacité de nuisance, un ultimatum a été lancé au gouvernement de revoir sa copie jusqu’au 15 septembre, à défaut de lancer une grève générale illimitée dans l’ensemble des secteurs privées ou l’économie gabonaise tourne déjà au ralenti depuis l’avènement du covid 19.Un tel bras de fer est à se demander si les vaccins introduits au Gabon ne trouvent plus de preneur comme le souhaite le gouvernement.
Voilà que le secrétaire général du ministère des eaux et forêts se permet de pondre une note qui contraindrait à tout agent souhaitant bénéficier d’une mission, de munir son carnet de vaccination.
Une attitude qui contraint indubitablement les agents de l’état de ce département ministériel à obliger la vaccination à tous. Nous disons clairement NON disent les syndicalistes de ce ministère auxquels se joint les membres de la société civile.
la vaccination a été rendue obligatoire en mars 2021 pour les militaires, cette pilule passerait difficilement pour les travailleurs. Car, étant en première ligne à tout instant sur le terrain, les soldats doivent se faire vacciner afin d’être protégés pour encadrer la population a expliqué le général de division Yves Ditengou au nom du chef d’état-major de larmée.Selon les statistiques récentes du comité de pilotage technique et de veille (COPIL), à ce jour, 59 769 volontaires se sont présentés dans les différents sites, et 57 149 (95%) personnes éligibles ont été vaccinées. Par ailleurs, 39 297 volontaires au total ont reçu leur 2ème dose de vaccin.Par rapport à la cible prévue de 50% de la population totale vaccinée, le taux de couverture vaccinale complète est de 3,87%, celle d’une dose est de 5,63%.Parmi les vaccinés, 80% (n=45 698) étaient des hommes, 7,3% (n=4 196) avaient plus de 60 ans ;6,4% (n=3 668) étaient hypertendues, 2,1% (n=1223) étaient diabétiques. Aucun effet secondaire majeur n’a été rapporté. La vaccination est une mesure de préventioncomplémentaire des mesures barrières.Toute personne vaccinée est invitée à continuer de les appliquer scrupuleusement, afin de ne pas se contaminer et mettre en danger la vie de ceux qui ne sont pas vaccinés. Par ailleurs, la vaccination ne constitue en aucun cas un traitement contre la COVID-19.