Editorial de Brice Ndoutoume sur l’exploit de la démocratie élective en Afrique?


Le scénario que le continent africain vient de vivre en Angola et au Kenya où les élections présidentielles se sont déroulées sans véritables heurts est édifiant .

Là-bas, la proclamation des résultats par la Haute cour a été accepté par le vainqueur et le vaincu.


Chose souvent difficile dans ce continent .
Là encore, on dira qu’il s’agit d’un pays anglophone et un autre d’essence hispanophone.


Comme si la donne est difficilement perceptible en Afrique francophone ou les présidents sortants violent allègrement le processus électoral pour se maintenir au sommet de l’état sans grand changement.


Mieux, en Afrique francophone, le vaincu n’accepte pas vraiment son statut dopposant numéro un.


Le Gabon est passé par là en 2016 avec une crise post-électorale interminable.


Nous voilà repartir en 2023 avec une opposition aux multiples candidats qui pensent que midi a désormais sonné à sa porte, mais dont l’organisation pose un réel souci majeur afin de tenter de renverser la vapeur d’une part.


D’autre part, on se retrouve avec le parti au pouvoir, plus que jamais revigoré en son sein en dépit de quelques frustrations internes.


Malgré des récents ennuis de santé consécutivement dû à son avc du 24 octobre 2018 à Riyad en Arabie Saoudite, Ali Bongo Ondimba, Président sortant serait aujourd’hui plus qu’hier porter en « tipoye » par les militants de sa formation politique, le parti démocratique gabonais (PDG).


Les nombreux appels à candidature d’Ali Bongo Ondimba en font foi.


D’ailleurs, lui-même, lors du dernier Congrès du Parti au pouvoir avait rassuré les uns les autres que «  je suis là et je serais là en 2023 » avait il indiqué aux militants et sympathisants.


La prière formulée par la communauté chrétienne est que l’apaisement soit au centre des débats politiques.


Ce qui apparaît une sinécure car depuis 2009 à ce jour, l’élection présidentielle est souvent accompagnée des manifestations postélectorales, des contestations des résultats, des hueurts, et bravo la division du pays.


Et pourtant, le modèle démocratique gabonais pourrait être au diapason de celui qui a guidé le processus électoral récemment au Kenya et en Angola.


Deux pays frères qui entretiennent d’excellentes coopérations avec le Gabon.


Vouloir faire du copier coller du processus électoral made in Gabon souvent problématique est presque sombré le pays vers des lendemains incertains.

Enfin, sachons que la présidence à vie peut devenir une tentation. Il faut bien de la hauteur pour ne pas succomber.


Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Agréable début de semaine à tous.