Le Gabon échappe, pour l’heure, à des sanctions sportives internationales.
Deux figures émergent dans le récit de cette sortie de crise : le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, et le président de la Fégafoot, Pierre Alain Mounguengui.
*Une médiation gouvernementale décisive
Selon plusieurs sources proches du dossier, l’intervention du ministre de l’Intérieur a permis de ramener le calme alors que les discussions étaient tendues entre institutions.
En privilégiant la solidarité gouvernementale, Adrien Nguema Mba aurait contribué à trouver une voie de sortie acceptable devant les instances internationales, dont le CIO.
Résultat : le calendrier est maintenu, l’élection est prévue le 2 mai, et le processus de régularisation des fédérations se poursuit.
* Le choix de la désescalade à la Fégafoot
Face à la FIFA, Pierre Alain Mounguengui, 3e vice-président de la CAF, a opté pour l’apaisement.
D’après des membres de la délégation FIFA-CAF, il s’est opposé à toute logique d’affrontement entre la Fégafoot et le ministère des Sports, malgré les tensions nées de la suspension du processus électoral le 23 avril.
En privilégiant « l’image du Gabon » à toute autre considération, il aurait contribué à écarter le spectre d’une suspension. L’élection à la Fégafoot est maintenue.
*Une leçon de gouvernance ?
Pour leurs partisans, Adrien Nguema Mba et Pierre Alain Mounguengui incarnent une approche fondée sur le dialogue plutôt que la confrontation.
À l’inverse, certains observateurs estiment que l’épisode rappelle que la gestion des affaires publiques et sportives gagne à éviter les postures frontales. « On ne dirige pas la chose publique comme dans un ring de boxe », résume un cadre du mouvement sportif.
Le ministère des Sports, à l’origine de la suspension administrative du processus électoral, n’a pas encore réagi publiquement à ces commentaires.
L’enjeu, désormais, est de finaliser la mise en conformité et d’organiser des élections apaisées, conformes aux textes nationaux et aux exigences internationales.