*BOUPENDZA* :
*LA FIN DU RUGISSEMENT D’UNE PANTHÈRE ?*
Le mois de mai, peut être considéré comme sybillin suite à des événements diversement paradigmiques et succesifs pour des non initiés dans la lecture des temps.
À peine n’avions pas eu le temps de célébrer l’investiture de notre président que :
Dans le paradigme judiciaire, l’on apprend la sortie de prison et l’extradition de la famille Bongo.
Dans le paradigme diplomatique, le temps de réaliser ce qui se passe, la perte de l’île Mbanié.
Dans le paradigme politique Certes émaillées des démissions fossiliennes, mais le temps d’écouter le rapport de la CPJ par nos deux expert, que bim! L’on apprend le décès du général Idriss Ngari souvent présenté comme le mentor de notre président.
Et le coup fatal est donné par les obsèques nationales de notre illustre footballeur Aaron BOUPENDZA qui révèle du paradigme sportif.
Sans bien sûr oublier la reine mère des délestages à savoir la Seeg qui écrit ses lettres mortifèriques dans le paradigme énergétique.
Ce deuil national qui nous frappe, pour mieux l’interpréter s’inscrit le cadre sociologique dit la sociologie du sport.
En effet, Un grand auteur, Jacques Defrance qui est professeur de sociologie au département STAPS de l’université Paris-X-Nanterre. Ex directeur du laboratoire » Sport et culture » Et président de la Société de sociologie du sport de langue française, a écrit un ouvrage devenu un grand classique titré : la sociologie du Sport,Paris,
Editions La Découverte, 1995.
Il nous signifie que La sociologie du sport est une branche de la sociologie qui » s’intéresse au sport comme fait social. Aussi, La sociologie du sport s’intéresse aux pratiques individuelles, aux représentations collectives, aux pratiques de consommation, de socialisation par le sport ».
Il faut comprendre que L’approche sociologique n’a pas pour objectif de décrire l’ensemble des activités sportives mais d’en comprendre l’impact et les causes dans des domaines tels que l’éducation, les loisirs, l’économie, la culture et le sport.
Comment le décès d’un jeune homme talentueux devient un fait social national?
En séjour au Canada depuis Mai, alors que je sillonnait les rayons d’un magasin de pièces d’auto, Canadian Tire, un chinois demanda ma nationalité pensant que j’étais un haïtien ou Nigérian. Lorsque je que je lui signifia que j’étais gabonais, il s’ecria » Aah Boupendza!!! ».
À l’instant j’ai compris qu’il ne s’agissait plus d’un jeune homme, mais qu’il incarnait l’identité de toute une nation, que c’était une entité footballistique à part entière et que ses rugissements ont traversé les frontières de son pays natal et du continent .
Cette Anedocte, témoigne de tout l’engouement populaire en le transformant en fait social car
Le sport demeure:
un levier d’unité nationale
Un lien d’appartenance
Un éveil du patriotisme
Un élan réconciliateur
Un lien affectif et identitaire
Un instant orgasmique footbalistique
…en un mot,le sport,via ce sportif, fût un moment de bonheur où les coeurs des citoyens ont vibré l’unisson.
D’ailleurs, la bible ,par l’apôtre, fait usage de l’image sportif pour parler de combat, de persévérance exemple en 2 Timothée 2:5
« L’athlète n’est pas couronné s’il n’a pas lutté en respectant les règles ».
Philippiens 3:14
« Ainsi, je cours vers le but afin de gagner le prix que Dieu, par Jésus-Christ, nous appelle à recevoir là-haut ».
Le rugissement Boupendzaïque peut ne pas être le dernier si:
– la Fegafoot et le ministère de jeunesse et du sport pouvaient baptiser des stades ou plateaux sportifs de son nom
– le retrait symbolique son dossard numéro 7 de l’équipe nationale afin qu’il reste Boupendza
– Que la justice gabonaise, en prenant le Relais, aille jusqu’au bout de cette affaire afin que toutes les spéculations cessent et toutes zones d’ombre soient élucidées
Il ne s’agit pas ici, en empruntant un néologisme,d’angéoliser ce footballeur car tout homme a des défauts, mais plutôt de lui rende un hommage et manifeste une empathie sincère à la famille épleurée selon qu’il est écrit : Romains 12:15-1 « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent; pleurez avec ceux qui pleurent »
Que Dieu bénisse l’Eglise
Que Dieu bénisse le Gabon
Que Dieu bénisse nos autorités
Que Dieu bénisse et réconforte les familles éprouvées
Rev. Prophète
Max Alexandre NGOUA
Sociologue
Commandeur dans l’ordre national du Mérite
Aumônier international et juge de paix
Coordinateur général de l’OCP

