L’annonce du décès de cette ancienne grande gloire du football gabonais est tombée jeudi soir du 5 mai 2022 à Libreville tel un couperet sur la tête de plus d’un amoureux du ballon rond.
Certes, Théodore Zue Nguema a succombé à une crise cardiaque dans un centre hospitalier de Bata, capitale économique de la Guinée Équatoriale, mais cela devrait davantage interpeller les décideurs de ce pays.
Car mourir subitement par une crise cardiaque peut laisser entendre à l’opinion sportive nationale que l’ancien renard des surfaces avait un carnet de santé pas régulièrement à jour.
Un rythme cardiaque se contrôle et il est passé au scanner régulièrement chez son médecin afin de palier à toute éventualité.
Théodore Zué Nguéma, ancien sportif de haut niveau etait il suivi constamment par un médecin sportif assermenté ? Si non, pourquoi mourir d’une crise cardiaque à la fleur de l’âge (48 ans) même si le destin peut décider de l’arracher à l’affection des siens à tout moment?
Néanmoins, cette mort brutale de Théodore Zué Nguéma relance la problématique de la clochardisation de plusieurs anciennes gloires du football gabonais qui bien qu’ ayant lourdement mouillé le maillot du Onze national mais ne sont jamais remercié à leur juste valeur.
On se demande s’il existe même un chapitre de reconnaissance des anciens grands sportifs au ministère des Sports. Quelle considération leur est réservée par les pouvoirs publics se demande t’on ?
Si non, on les voit se transformer en mendiants dans ce pays , eux qui ont défendu valablement le drapeau national.
A quand réellement l’instauration du statut particulier des anciens grands sportifs de ce pays? Ils vivent comme des personnes ordinaires alors qu’ils ne devraient pas , pour avoir risquer leur vie pour la patrie.
Il est grand temps que l’on y réfléchis sérieusement pour l’instauration par exemple d’un ticket modérateur lorsqu’un ancien sportif se rende dans une structure hospitalière.
Quand il emprunte un train, un avion , un transport en commun ou lorsqu’il souhaite accéder aux documents administratifs tel que l’établissement de son passeport, pourquoi pas l’octroyer un passeport diplomatique en reconnaissance de ce que l’ancien grand sportif a été au Gabon.
N’avions pas être outré de savoir que Luc Tchoula ne détient pas la nationalité gabonaise et qu’il s’acquitte régulièrement de son titre de séjour au Gabon comme un vulgaire étranger alors qu’il détenait bien un passeport gabonais seulement lorsqu’il boxait aux USA et un peu partout ailleurs au nom du Gabon.
Des cas similaires sont nombreux dans ce pays où il y a lieu d’examiner de fond en comble le statut particulier de l’ancien sportif gabonais.
Voilà une question qui échappe volontairement le ous grand et meilleur ministre des sports que le Gabon n’ait jamais connu ces dernières décennies et qui gagnerait mieux à s’y pencher afin que le statut de l’Ancien Grand Sportif (AGS) du pays soit enfin revalorisé.