Football/Lettre Ouverte de Munadji 76 au comité d’organisation du Tournoi de la Montée en D2 à Mouila.

(Propos recueillis par Brice Ndoutoume)
<<Après avoir accepté mon élimination en toute sportivité et après avoir pris connaissance de l’argumentaire juridique qui en decoulait, je me permets, en toute lucidité, de faire quelques observations pour éviter de perpétuer cette imposture des « juristes de Mouila » qui versent malheureusement dans une sorte d’autosatisfaction devant une telle forfaiture.

Je commence par condamner l’iniquité d’une telle décision si on s’en tient à l’argumentaire juridique de la commission.
On parle bien ici d’un joueur international qui a à sa façon, écrit l’histoire du footbal national. Enregistré dans toutes les plateformes de la CAF avec son identité.

Il s’agit de Bonaventure Sokambi au lieu de Sockambi. Le c en trop ajouté par l’entraîneur de Munadji 76 en remplissant la licence devant le président de la commission. Comme on peut écrire en Afrique Mabika au lieu de Mabicka avec un C en moins ou en plus ou mettre 1994 au lieu de 92. On appelle ça une erreur administrative. La jurisprudence en la matière c’est l’affaire Floris Ndjave.

La CAF avait bien compris qu’il était question d’une erreur administrative. Sans méconnaître le manque de vigilance de l’admînistration de Munadji 76 qui a plaidé la bonne foi.

Encore que nous ne sommes pas ici dans une compétition à limite d’âge pour accorder plus de crédit à une erreur sur l’âge d’un joueur connu. Sokambi n’a pas deux pièces d’identité et c’est le plus important.

Dans la décision de la commission, le joueur Ndondet wine est éligible et pourtant, il s’agit quasiment des mêmes griefs. Mais là aussi, nous avons eu affaire à un joueur connu qui a joué la saison dernière avec Munadji 76 avant d’être sociétaire de Maaf.Il a fait la campagne africaine avec Bouenguidi. Là aussi, heureusement que la commission s’est rappelée qu’il est enregistré dans la plate-forme de la CAF. Pourquoi le deux poids deux mesures?

Autre grief, l’absence d’une commission d’appel. Une décision rendue à 13h30 pour un match qui se joue le lendemain. Où est la logique ?

Allons-y plus loin, Munadji 76 a fait une réclamation sur un joueur de vétéran et la commission a tranché en sa faveur.
La commission devait ensuite enregistrer les réclamations de 109 et vétéran en laissant jouer les matchs sans rendre aucune décision. Vétéran informé de sa sanction a retiré le joueur. Alors que la commission a volontairement traîné laissant Munadji 76 disputer tous ses matchs avec les joueurs incriminés.
On se demande où est l’équité?

En sachant que la moindre sanction de Munadji avait des conséquences sur les deux matchs.Le joueur Sokambi ayant pris part aux deux matchs.
Peut-on frauder avec un joueur aussi connu? Sauf à me démontrer qu’on avait pas les moyens de recruter au Congo voisin.

Cette mise au point n’est pas de trop pour éclairer l’opinion sur ce qu’on a voulu faire passer comme une fraude.
Mais soyez convaincus que nous avions consulté les vrais juristes y compris ceux de la FEGAFOOT, votre décision est amusante. Regardez la dernière ligne, vous nous demandez de faire un recours à la commission de discipline de la FEGAFOOT. Les initiés peuvent clore le débat.

Voilà pourquoi je ne vous en veux pas, nous allons continuer avec Munadji 76 à nous battre pour retrouver l’elite du football national.Je viens de réaliser que Munadji 76 dérange beaucoup.

Vous avez retardé un rêve sans le tuer. Que chacun dorme avec sa conscience tranquille, les jeunes sont bien rentrés,  ils ont fait une saison sans défaite toute compétitions confondues, c’est aussi là, ma satisfaction personnelle. Je termine par féliciter la sélection de l’ogooué ivindo (vétéran), qui pratique un beau football.

               Très sportivement >>

          Pablo MOUSSODJI NGOMA
           Président de MUNADJI 76