La Reconnaissance Méritée au sein de l’ONDSC : Deux Agents Honorés par le Commandant Loïc Ngouayit-Kounda
Par Catherine Ngabina
Le Commandant Loïc Ngouayit-Kounda, Directeur général de l’Office national de développement du sport et de la culture (ONDSC), continue de marquer son mandat par un management novateur et une reconnaissance bien méritée des efforts de ses collaborateurs. La semaine dernière, deux agents exemplaires, Aziza Melissa et Mombey Fezzany, ainsi qu’Andréa Ompigui, ont été honorés par des lettres de félicitations personnelles de la part du Commandant Loïc Ngouayit-Kounda.
Depuis sa prise de fonction à la tête de cette institution d’État, le Commandant Loïc Ngouayit-Kounda s’est efforcé de mettre en place une nouvelle forme de gestion au sein de l’ONDSC, qui est le bras séculier du ministère de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Arts. Un changement de cap salué par ses collaborateurs et qui a déjà commencé à faire parler de lui en bien.
Le geste de reconnaissance envers Aziza Melissa et Mombey Fezzany, ainsi qu’Andréa Ompigui, a eu lieu jeudi dernier, lorsque ces deux agents ont été distingués pour leur implication, leur dévouement et leur abnégation dans l’organisation du concert de la « restauration des institutions » qui s’est tenu le 31 décembre dernier. Ce concert, soutenu par le ministère de la Culture avec une forte contribution de l’ONDSC, a remporté un franc succès, notamment grâce à l’engagement exceptionnel de ces deux employées.
Le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a offert ce concert à la population de Libreville, et la présence du chef de l’État a ajouté une dimension particulière à l’événement. Les lettres de félicitations remises aux deux agents étaient accompagnées d’une reconnaissance financière, soulignant ainsi l’importance que le Directeur général accorde à la valorisation du travail bien fait.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté affirmée de Loïc Ngouayit-Kounda de motiver et d’encourager les membres de son équipe à exceller dans leurs missions. L’homme, décrit comme effacé et accessible, s’est engagé à multiplier ce genre de reconnaissances à chaque fois que les collaborateurs se démarqueront par leur performance.
Cette approche vise à créer une émulation au sein de l’ONDSC, encourageant une concurrence saine entre les employés pour exceller dans leurs fonctions. En plus d’apporter une bouffée d’air frais à l’ambiance de travail, cette politique de reconnaissance méritée pourrait stimuler la productivité et la créativité au sein de l’Office.
La gestion novatrice du Commandant Loïc Ngouayit-Kounda à la tête de l’ONDSC offre un exemple concret de la manière dont la reconnaissance et la valorisation des employés peuvent contribuer au succès d’une institution. Un modèle qui mérite d’être salué et qui, espérons-le, sera suivi par d’autres organisations dans le futur.
Entretien avec M. Sylvestre Engohang Obiang de la FEGAFOOT sur les fonds de la FIFA
Le responsable des finances de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), M. Sylvestre Engohang Obiang, a récemment répondu à nos questions pour fournir des informations supplémentaires sur le Programme FIFA Forward, dont les chiffres ont été publiés le 22 décembre 2023 par la FIFA. Peu loquace, M. Engohang Obiang, également responsable du Programme de développement FIFA Forward, a répliqué à ceux qui critiquent la gestion des fonds de la FIFA par la FEGAFOOT en soulignant que « la FIFA ne fait pas de mandats à ses membres sur la base d’une simple expression de besoin d’une association. Ceux qui pensent que l’argent de la FIFA est une communion des chrétiens se trompent, ils n’ont qu’à aller dans les couvents ».
Pour étayer la crédibilité de la FEGAFOOT aux yeux de la FIFA, M. Engohang Obiang a présenté une lettre de félicitations de l’instance mondiale.
Propos recueillis par Brice Ndoutoume Ndong (Source CSP)
Infos Sports Gabon : Vous occupez un poste clé au sein de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) en tant que Manager Financier. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?
Sylvestre Engohang Obiang : Je suis Sylvestre Engohang Obiang, le Manager Financier de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) et responsable du Programme de développement FIFA Forward.
Infos Sports Gabon : Le 22 décembre 2023, la FIFA a rendu public le rapport financier 2016-2022 de son programme FIFA Forward. La Fégafoot a reçu 11,4 millions de dollars (6 629 810 220 francs CFA), soit 96,8 % des fonds approuvés. Quel est votre commentaire?
Sylvestre Engohang Obiang : À l’arrivée du président Gianni Infantino en février 2016, un système révolutionnaire de financement des associations membres de la FIFA a été instauré. Il est crucial de noter que la FIFA n’accorde pas de mandats sur la base d’une simple expression de besoin. La Fégafoot était sous restriction jusqu’en juin 2018, et sortir de cette situation a nécessité un travail approfondi. Les décaissements de fonds par une association membre sont basés sur des projets bien élaborés, passant par plusieurs filtres, dont le Bureau sous-régional (UNIFFAC), le Bureau régional de Dakar, et le Bureau de développement de Paris, avant l’approbation finale à Zurich.
Le montant de 11,4 millions de dollars résulte du travail mérité du Comité exécutif (Comex). La Fégafoot est performante, presque à 100% de décaissements, démontrant ainsi sa crédibilité et son bon classement auprès de la FIFA.
Infos Sports Gabon : Comment ces fonds ont-ils été utilisés? Pour quels projets et besoins?
Sylvestre Engohang Obiang : La Fégafoot assume la gestion de toutes les équipes nationales, des Panthères A aux autres catégories, couvrant l’habillement, les soins médicaux, le transport, les regroupements nationaux, les primes, et d’autres dépenses associées. De plus, la Fégafoot subventionne les ligues provinciales de football, prend en charge les salaires des responsables provinciaux, les loyers des ligues, et organise des championnats nationaux et des événements tels que les phases finales des U15, U17 et féminine.
Infos Sports Gabon : Pouvez-vous nous en dire plus sur les infrastructures financées par la FIFA?
Sylvestre Engohang Obiang : Les infrastructures sont cruciales pour le football. Le Centre Technique de Bikélé a été modernisé grâce au programme Goal de la FIFA. La Fégafoot a obtenu un financement pour des ajouts tels qu’un amphithéâtre, des gradins, des vestiaires et d’autres bâtiments. De plus, la Fégafoot a un programme de construction des sièges des ligues provinciales, avec quatre achevés et deux autres en cours de financement.
Infos Sports Gabon : Comment la FIFA finance-t-elle les projets et assure-t-elle leur exécution?
Sylvestre Engohang Obiang : La FIFA et la Fégafoot signent un contrat d’objectif au début de chaque cycle de financement. Les projets sont validés par le Comex, approuvés par les instances régionales et internationales, puis la FIFA signe un contrat avec la Fégafoot détaillant les modalités de paiement. Avant chaque versement, le prestataire soumet un rapport d’avancement, vérifié par des experts. Une retenue de garantie est maintenue jusqu’à la réception définitive des travaux.
Infos Sports Gabon : Comment sont sélectionnées et rémunérées les entreprises adjudicataires?
Sylvestre Engohang Obiang : La FIFA impose des conditions strictes, y compris des appels d’offres pour les marchés de plus de 50 000 USD. La Fégafoot recommande généralement des appels d’offres à tous les niveaux. Tous les documents pertinents, y compris les rapports de dépouillement et d’attribution, sont inclus dans le dossier de soumission de projet à la FIFA.
Infos Sports Gabon : Avez-vous un dernier mot pour conclure cet entretien?
Sylvestre Engohang Obiang : Ma porte est ouverte à tous ceux qui ont besoin d’informations sur le financement de la FIFA. La FIFA recommande des pratiques de bonne gouvernance financière, et nous sommes soumis à trois audits annuels pour assurer la transparence et la conformité. L’argent de la FIFA n’est pas une communion des chrétiens; ceux qui pensent le contraire se trompent.
Infrastructures sportives au Gabon : Un défi crucial pour l’essor du mouvement sportif
Le mouvement sportif gabonais, articulé autour du Comité national olympique gabonais (Cnog) et du Comité paralympique gabonais, présente un paysage riche en diversité de disciplines. Cependant, le véritable nœud gordien entravant le développement du sport au Gabon réside dans le manque criant d’infrastructures nécessaires à l’épanouissement des talents.
Le Gabon peut se vanter de posséder officiellement cinq stades FIFA, dont les stades Omnisport et de l’Amitié Sino-gabonaise de Libreville, le stade Rénovation de Franceville, le stade Michel Essongué de Port-Gentil et le stade Engong d’Oyem. Malheureusement, seul le stade Rénovation de Franceville est opérationnel depuis la fin de la Coupe d’Afrique des Nations en 2017, générant des frustrations au sein de l’opinion publique.
Les quatre autres stades nécessitent des travaux de réfection pour être pleinement exploitables, soulignant ainsi une lacune majeure dans la politique sportive gabonaise. En plus de ces stades FIFA, le Gabon dispose de trois stades homologués pour les compétitions de la Confédération africaine de football (CAF), situés à Sibang, Bitam et Moanda.
Malgré la présence de stades dans toutes les capitales provinciales, ces infrastructures ne sont souvent pas adaptées pour accueillir des compétitions de niveau international. Des retouches sont nécessaires au niveau des stades Akoakam d’Oyem, Jean Nkoumou de Lambarené, Mbaya de Franceville et Pierre Claver Divungui de Port-Gentil pour les mettre aux normes requises.
Cependant, le problème ne se limite pas au football, car d’autres disciplines sportives souffrent également du manque d’infrastructures adéquates. À l’exception de Mouila, seule ville à disposer officiellement d’un gymnase en dehors de Libreville, chaque chef-lieu de province devrait idéalement être pourvu d’installations sportives de qualité.
Si des efforts ont été entrepris, notamment avec la construction du plateau d’Okondja et la dotation en plateaux sportifs pour des localités telles qu’Owendo, Sogatra et PK7 à Libreville, ainsi que Ndjolé, Mitzic et Franceville, ces initiatives demeurent insuffisantes pour répondre aux besoins du pays en matière d’infrastructures sportives.
Le manque d’infrastructures adéquates constitue un véritable frein au développement global du sport au Gabon, limitant les opportunités pour les sportifs et compromettant l’éclosion des talents dans diverses disciplines. Ainsi, une réflexion approfondie et des actions concrètes sont nécessaires pour mobiliser l’ensemble de la société gabonaise dans la promotion d’un environnement propice à l’épanouissement du sport. L’investissement dans des infrastructures modernes et accessibles à tous est essentiel pour tracer la voie vers un avenir florissant du mouvement sportif gabonais.