Bétomba Irène Mireille est sous les projecteurs depuis qu’elle a foulé la pelouse du stade Jean Koumou de Lambaréné.
Depuis le 3 juillet 2026, s’y déroule la phase finale du Championnat National U15.
Et pour cause : cette brave jeune dame est la seule femme à entraîner une sélection provinciale dans cette compétition.
Elle confie entretenir cette passion du sport en général et du football en particulier depuis son plus jeune âge.

Depuis quelques années, elle a choisi de traduire cette passion en mettant son expertise au service de la jeunesse.
Mais le parcours est difficile s’est-elle exclamée <<il n’y a pas de soutien des autorités et c’est très difficile pour nous qui sommes les encadreurs du football amateur. On ne nous regarde presque pas. J’étais d’ailleurs surprise de recevoir l’appel du Président de la ligue provinciale de l’Ogooué-Lolo me chargeant d’accompagner les jeunes à Lambaréné. Je me suis dit qu’il y a donc quelques personnes qui essaient de prêter attention à ce que nous faisons. Je ne sais pas pourquoi le football féminin est délaissé>> .
Avant d’ajouter : <<je me débrouille avec mes moyens personnels pour nourrir ces jeunes. J’inculque aussi une éducation aux jeunes filles afin qu’elles deviennent de bonnes citoyennes de demain. Je les empêche de tomber dans les vices de la société. Ici, on ne fait que le foot et rien que le foot. Vraiment que l’État nous aide>> a indiqué celle qui se distingue également par son parcours sportif.
Un cri de cœur qui résonne au moment où le National Foot D1 et D2 masculin vient de connaître son épilogue, alors que le football féminin ne sait toujours pas quand il pourra reprendre ses droits.
Du côté de la FEGAFOOT, l’espoir renaît : le Championnat National de Football Féminin sera organisé à Tchibanga dans la Nyanga à partir du 5 août prochain.
Toutes les sélections provinciales s’y affronteront afin de constituer une sélection nationale capable de défendre les couleurs du Gabon.
Madame Irène Mireille est par ailleurs entraîneure de Mandji FC et encadre plusieurs jeunes.
Vivement que son cri de cœur ne tombe pas dans l’oreille des sourds.