International/La bravoure de madame le Président de la cour constitutionnelle de la RCA.

Elle a osé remettre le chef de l’État centrafricain dans ses bottes, en refusant d’une part, de valider le projet de renouvellement des textes fondamentaux de la République centrafricaine (RCA) , et elle a rejeté le décret gouvernemental pour son éviction à son poste de Président de la cour constitutionnelle alors que dit elle, son mandat s’étend jusqu’en 2024.

Cette dame vient de poser là, un acte de bravoure que bon nombre de ses collègues africains ne sont pas en mesure de réaliser.

Tout porte à croire que les dirigeants centrafricains cherchent à se débarrasser de la présidente de la Cour constitutionnelle Danièle Darlan devenue subitement encombrant.

Le gouvernement a acté la mise à la retraite de la fonction publique de la professeure de droit au 31 décembre, et compte ainsi par ricochet la remplacer à la tête de l’institution.

Une supercherie politique qui a du mal à passer et une pilule amère difficile à avalé par cette magistrat hors catégorie de Bangui.

Voilà qui vient davantage rehausser l’image de la junte féminine de la RCA qui refuse de jouet le larbin à un régime pourtant en fin de mandat.