Que fait exactement Géraldine Yéma Robert ? Nommée en janvier 2025 coordinatrice Sport et Culture à la Présidence de la République, l’ancienne basketteuse internationale est aujourd’hui sous le feu des critiques.
*Omniprésente, mais où ?*
On la voit partout… sauf à la Présidence. Audiences, cérémonies, activités du ministère des Sports et du Rayonnement culturel : la conseillère spéciale semble avoir élu domicile au ministère des sports. Au point que l’opinion s’interroge : qui fait quoi ?

La nouvelle Constitution sépare pourtant les rôles. Avec rang de ministre délégué, doit-elle vraiment « courir derrière » un membre du gouvernement comme une personne en manque de job?
Le parallèle est cruel : en deux ans, personne n’a vu Patricia Lydie Mouellet, conseillère spéciale Communication Présidentielle, faire de l’ombre au ministre de la Communication. Ni aucun autre conseiller spécial d’ailleurs. Pourquoi cette exception ?
*Des dossiers qui attendent, des symboles qui s’éteignent*
Pendant ce temps, les dossiers s’empilent sur sa table :
– Les U23 de 2011, champions d’Afrique au Maroc, réclament toujours leurs terrains à Nkok. 13 ans après.
– À l’Estuaire, la boxe et le full contact vivent avec deux présidents de ligue chacun. L’Inspection générale installe l’un, la Direction provinciale avait installé l’autre. Bicéphalie organisée.
– À la Fégafoot, la Présidence a paru prendre parti quand on attendait d’elle une hauteur d’arbitre.
Et que sont devenues les initiatives de son prédécesseur ? La Journée Fitness du palais, les tournois de détection « JET »… Silence radio.
*Le rayonnement ne se décrète pas*
Oui, Géraldine Yéma Robert est bilingue. Oui, elle voyage. Mais le sport et la culture à la Présidence, c’est d’abord une vision, des arbitrages, des résultats. Pas des apparitions.
Si la confusion persiste, c’est toute la chaîne de gouvernance du sport gabonais qui se brouille. Il est encore temps de rectifier le tir avant que le Grand Patron ne s’en rend compte.
Pour le sport. Pour la culture. Pour la lisibilité du chef de l’État.