Les nouvelles mesures restrictives que le gouvernement vient d’égrainer ce 27 octobre 2021 pour contraindre les populations gabonaises à la vaccination ne sont pas du genre à songer que l’on jouera demain officiellement dans les stades, rings et tatami.
A cette allure, on est en droit de se demander si la communauté sportive va sortir de ce pétrin? Rien n’est moins sur au regard des restrictions sanitaires. Tout est de plus en plus corsé.
Situation inédite que celle que traverse la grande famille du sport du Gabon qui est sans compétition nationale depuis deux ans.
En crla dure depuis le 12 mars 2020, l’activité sportive nationale est bloquée dit on officiellement pour cause de la pandémie à Corona virus.
A y regarder de près , aucune évidence ne laisse entrevoir une sortie de cette crise afin de renouer le contact avec les aires de jeu.
Tenez, le gouvernement dans sa sortie en date du 27 octobre 2021, martèle la fin de la gratuité du test PCR. Il passera à 20.000 et 50.000 frs.
Mieux, que l’accès aux endroits publics sera conditionné par la présentation d’un test PCR valable de 14 jours à défaut de la présentation d’une attestation de vaccination.
La reprise des activités économiques est plus ou moins effective sur l’ensemble du territoire national sauf le tissu sportif qui demeure totalement bloqué sans activité sportive officielle.
Inutile de dire que les athlètes gabonais ainsi que les dirigeants payent le lourd tribut d’une situation accablante pour les clubs qui traversent des moments difficiles.
Seules les fédérations sportives qui disposent des athlètes gabonais à l’étranger, essayent de survivre à l’échelle internationale. Là n’est que l’arbre qui cache la forêt.
Cas de la fédération gabonaise de football avec les Panthères toute tendance confondues qui participent aux éliminatoires zone Afrique du mondial Qatar ou encore les éliminatoires des coupes d’Afrique des clubs.
On spécule également sur le Taekwondo avec l’athlète Mouega ou Anthony Obame.
L’athlétisme gabonais s’inscrit également dans ce sillage où les jeunes athlètes gabonais vivants hors du pays Gorra Maganga et ses coéquipiers peuvent participer à certains meetings.
Sur plan local, la situation est alarmante ou rien ne bouge, sans tatami, ni ring ou entraînement officiel.
La tendance baissière relativement considérable en juin, juillet et Aout 2021 dernier a incité plusieurs mécènes à vouloir organiser les tournois champêtres, c’est alors que Lambert Noël Matha, ministre de l’intérieur a sorti le bâton le 15 Aout 2021 pour interdire officiellement toutes manifestations sportives sous peine de sanction disait le communiqué.
Et on est là sans qu’on ne sache exactement quand est-ce que le gouvernement gabonais envisage la reprise officielle des activités sportives. Incertitude est grande.
Même le championnat national de football de 1ère et 2ème division que le ministère des sports avait promis lancé en octobre 2021 connaît à ce jour, une issue totalement incertaine car à ranger dans le calendre grec.
Les différentes parties prenantes se rejettent la pierre sans que personne ne daigne assumer ses responsabilités. Les autorités publiques évoquent la tendance haussière de la 3ème vague dit on de plus plus virulente.
Franck Nguema , ministre des sports, parle de la conditionnalité du vaccin pour tous les acteurs avant toute reprise des activités.
A cela, l’association nationale des footballeurs professionnels du Gabon ( ANFPG) dont Remy ebanega est le président a rappelé que la vaccination n’est pas obligatoire en république gabonaise.
La ligue nationale de football (LINAF) de Brice Mbicka Djambou se pencherait du coté de la tutelle en incitant les joueurs locaux au vaccin, conditions imparables pour espérer retrouver les bottines, les gants et kimonos. Et voilà le blocus du sport national.
Une situation honteuse et inédite car en dépit du covid19, plusieurs pays africains ont déjà entamé leurs activités sportives toute en respectant les mesures barrières recommandées par l’organisation mondiale de la santé ( OMS ).
Le Gabon sportif fait donc une exception en la matière, à la limite, un mauvais élève ce d’autant plus que le pays n’est pas classé dans la zone rouge pour que les compétitions sportives nationales ne se tiennent pas.
A l’évidence, personne ne saura fixé la fin du covid19 dans le monde et au Gabon, il faut donc songer de vivre avec ce virus qui prive tout un pays des activités sportives.