Elle devrait être aux yeux de ses initiateurs, comme une seconde grande messe politique après celle dAngondje en 2017.
Malheureusement, cette paix des braves est en passe de devenir une véritable arlésienne politique de première catégorie menée des mains des maîtres, par certains opportunistes en mal de crédibilité et surtout de représentativité nationale.
Pour espérer tenir ce faux grand conclave à Libreville, on a réussi à embobiner plus d’une soixantaine de formations politiques sans siege social, mais qu avec des militants qui ne peuvent meme pas remplir une cabine téléphonique.
A dire vrai, la paix des braves pour un pays dont le torchon ne brûle nulle part, il faut donc trouver la nécessité de cette rencontre dans le partage des postes, que l’on soit de la majorité ou de l’opposition. Et on s’en fou éperdument des préoccupations majeures des populations gabonaises.
Helas, les décideurs du pays ont vite fait pour voir la magouilleur venir en classant sans suite, ce dossier creux et sans fondement.
A moins de deux ans de la présidentielle de 2023, il ya quelle urgence à s’asseoir autour d’une table avec une partie des acteurs politiques, pour se dire quoi exactement ?
C’est d’ailleurs l’une des raisons qui justifie que l’on est mis là clef de la fameuse paix des braves sous le paillasson.
Du reste, il se dit dans les couloirs de ceux qui croient encore à ce » machin » que l’on attend que le chef de l’état Ali Bongo Ondimba instruise les services compétents pour injecter les moyens techniques à l’organisation.
C’est donc peine perdue pour une paix des braves qui risque fort probable de ne plus se tenir du fait du flou artistique qui gravite autour de cette initiative purement politicienne et , à laquelle le peuple gabonais ne se reconnaît simplement pas. A bon entendeur, salut.
Politique/La paix des braves : Une flopée.