La question se pose aujourd’hui avec acuité alors que le Gabon amorce sa période de fin de transition, donc un retour à l’ordre constitutionnel.
Pour rappel, au lendemain du coup de libération du 30 Août 2023, le Chef de l’État Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguéma s’était entouré de plusieurs personnalités gabonaises pour constituer les deux chambres du parlement, notamment l’assemblée Nationale et le Sénat.
Ces parlementaires étaient tous piochés des forces vives de la nation, précisément un bouillon des politiques, syndicalistes, membres de la société civile ainsi que des religieux.
Ils ont accompagné valablement les autorités du comité de Transition et La Restauration des institutions (CTRI) presque dans toutes les sollicitations et missions.
En tout cas, à défaut de les assimiler à des véritables Béni Oui-Oui de la Transition , on retient qu’avec eux, il n’y a pas eu de véritables débats démocratiquement contradictoire au sein des hémycicles susceptibles de mettre en mal le pouvoir exécutif.
Toutes les propositions de loi passaient devant ces parlementaires telles des lettres à la poste, en tout cas très loin du tohu bohu d’un parlement français.
Normal, dira une certaine opinion, ces députés et sénateurs de la Transition ont été tous nommés et non choisi sur la base du suffrage universel.
D’où le délit d’allégeance aveugle observé durant la transition.
Évidemment, tous les parlementaires ne sont pas à ranger systématiquement dans ce lot de cireurs de chaussures.
On peut donc saluer l’ouvrage incommensurable de l’honorable député de la Transition Geoffroy Foumboula ou du tonitruant Marcel Libama qui osaient dire non là où l’ensemble de leurs collègues disaient oui parfois sans examiner le fond et la forme.
Bref, maintenant que ces parlementaires de la Transition s’apprêtent à ranger leurs écharpes assurément au mois de Août 2025 prochain, on se demande quel sort leur est réservé par le Président de la Transition?
Leur statut d’après transition ferait débat dans les arcanes du pouvoir.
Seront – ils simplement remercier comme des citrons pressés puis jetés dans la poubelle?
Sur cette base, une source digne de foi de lancer une boutade à un Pasteur devenu parlementaire de la Transition » que le pasteur retourne dans son Église « .
A dire vrai, les parlementaires de la Transition bénéficieront – ils d’une retraite parlementaire à titre exceptionnel au regard du laborieux travail abattu en 24 mois de transition ?
De telles interrogations devaient être sur la table du CTRI pour avoir des lendemains meilleurs, un peu comme ces officiers supérieurs des forces de sécurité et de défense qui au terme de la transition seront bien aux anges. Attendons voir.
