C’est devenu récurrent et même désuet que de toujours pointer la cour constitutionnelle du doigt dans l’exercice de ses missions.
Qu’elle juge recevable ou non une requête, une certaine opinion malintentionnée trouve toujours à redire, pis elle cherche à tout prix à noircir la décision de cette noble institution de notre pays qui, plus est, joue pleinement son rôle.
Il est en effet étonnant que sa décision de dissoudre le bureau du Centre Gabonais des Elections (CGE) ou celle qu’elle a donnée en faveur du syndicat des Enseignants Chercheurs, autorisant les Maîtres de Conférences à pouvoir prétendre à diriger les universités gabonaises, soient traitées par certains politiques et intellectuels de « parodie ».
Ce qualificatif péjoratif est tout simplement manifeste de la volonté de nuire à l’image et à la crédibilité de nos juges constitutionnels.
Et ça frise la méchanceté.
Mais si on veut rester objectifs et suivre ainsi cette opinion dans son raisonnement, il apparaît alors nécessaire de lui révéler les erreurs de ses réflexions.
D’abord, la cour constitutionnelle est une institution républicaine qui travaille au respect scrupuleux de la constitution de notre pays.
A cet effet, elle vise avant tout à rendre justice.
Dans cette optique, elle est très éloignée des besoins de popularité.
Clairement, cela signifie qu’elle ne cherche pas à plaire, car la recherche du bien commun est sa priorité.
Ensuite, elle rend des décisions au nom du peuple gabonais. Par conséquent, ses décisions ne sont ni en faveur du pouvoir ni en faveur des opposants ou de la société civile, mais en faveur du peuple gabonais.
Il apparaît ainsi inconvenant de dire ou de penser que ses décisions sont en faveur ou en défaveur du peuple, sauf si c’est le peuple qui l’exprime.
Ce qu’il est impérieux de concevoir, en revanche, c’est que ses décisions sont souvent défavorables aux intérêts des lobbies tous azimuts, à ces acteurs cachés dans l’ombre, et qui cherchent inlassablement à déstabiliser notre pays.
Si on fait en effet un petit tour dans notre passé récent, et qu’on fasse un effort d’observation de la situation politique du Gabon d’aujourd’hui, on s’aperçoit, non sans difficulté, que les tireurs de ficelles contre la cour constitutionnelle sont partout, dans tous les camps politiques.
Ils considèrent la cour comme la grande muraille de Chine. Celle qu’on présente insidieusement, mais populairement, comme l’institution qui empêche l’alternance politique, mais qui, en réalité, les empêche de semer le chaos dans notre pays.
Car, dans leur quête ou de la préservation du pouvoir, et dans leurs luttes intestines, ces perfides acteurs font tout leur possible pour abattre cette muraille.
Pour ce faire, ils vont même jusqu’à former des alliances contre nature. C’est pourquoi, il n’est pas rare, de voir certains médias ou sites, web favorables au pouvoir, tirer à boulets de canon sur les juges constitutionnels.
On l’aura bien compris, ce n’est pas pour l’intérêt du peuple gabonais.
Dans tous les cas, ce macabre projet bute encore, et le peuple l’a bien compris, à la solidité de nos institutions, notamment celle de la cour constitutionnelle.
Oui, la cour constitutionnelle, qui reste profondément attachée à son essence, a le considérable atout d’être dirigée par des juges qui connaîssent parfaitement toutes les forces vives de la nation.
Oui, ils sont rares les acteurs politiques, de la société civile et des confessions religieuses qui n’ont jamais, par exemple, rencontré madame le President de la cour, le docteur Marie-Madeleine Mborantsuo.
En effet, madame le President ouvre ses portes à tous et discute avec tout le monde. Et grâce son attachement aux principes républicains, son patriotisme et sa foi chrétienne, elle travaille, avec ses collègues, à la culture de la paix et à la préservation de la cohésion sociale dans notre pays.
Alors, que ces lobbies sachent que les gabonais comptent encore profiter de ses qualités intrinsèques et de son expérience pour un Gabon de et en paix.
Oui, la paix demain, d’accord, mais aujourd’hui d’abord. Tel est le leitmotiv de la jeunesse gabonaise, qui entend faire entendre sa voix dans les jours à venir.