Société :EEG/ Coup d’œil sur ces paroisses qui n’envoient plus leur cible.

C’est assurément l’une des épines que le Pasteur Président de l’Église Évangélique du Gabon Révérend Louis Sylvain Allogo Engo a été confronté depuis qu’il a initié sa tournée nationale dans l’ensemble des régions synodales.

Selon les normes du protestantisme, la cible est pour l’Église Évangélique du Gabon, ce que l’impôt est pour le pays.

Elle est prélevée à la base, c’est-à-dire au sein des paroisses et champs d’évangélisation, et envoyée soit au bureau régional ou encore directement à la direction nationale de l’Église Évangélique du Gabon.

La cible permet en principe le fonctionnement de l’Église en général et lorsque celles-ci est bien versée selon le processus établi, elle peut favoriser le développement des projets prioritaires préalablement soumis au conseil national. Voilà pour le décor.

Sauf que sur le terrain, le versement de la cible à la Nation, se heurt à un certain nombre de contingences.

Si elle ne pose pas un souci majeure pour les paroisses dites nanties des capitales provinciales du Gabon, ou certains champs d’évangélisation bien structurées comme celui d’Ebacater à Nzeng Ayong ou le conseil presbytérial dirigé par le Pasteur Ezekiel Looh arrive à collecter 850.000 francs en l’espace de deux semaines pour l’acquisition d’une portion de terre, on retient que le versement de la cible est un goulot d’étranglement pour bon nombre de structures religieuses.

Le pasteur Adolphe NDJOYA de la station missionnaire d’OVAN dans l’Ogooué Ivindo sud-est qui a créé une briqueterie avec en toile de fond, la construction des appartements à louer au nom de l’Eglise Évangélique du Gabon est un signe d’encouragement vers l’autonomie souhaitée dans des paroisses.

Surtout les paroisses de l’inter du Pays, du Gabon profond ou la problématique du vieillissement des fidèles se pose avec acuité.

Il y a des paroisses que le révérend Louis Sylvain Allogo Engo a rencontré dans des villages qui ne comptent qu’une trentaine de fidèles , tous ayant atteint le 3eme âge, et parfois des retraités qui tirent le diable par la queue.

Avec ce tableau assez sombre et peu reluisant, il est difficile pour certaines entités ecclésiastiques d’assurer même la rémunération mensuelle du berger affecté officiellement par la direction nationale de l’Église Évangélique du Gabon.

Sur ce pan, le Pasteur Président Louis Sylvain Allogo Engo a exhorté plusieurs bergers de l’intérieur du pays aux initiatives susceptibles d’aboutir à une meilleure autonomisation des paroisses.

Plus précisément, le révérend Louis Sylvain Allogo Engo prône pour le retour à la terre, avec des pratiques agricoles capables de booster les ressources financières et matérielles des paroisses.

C’est d’ailleurs vers cette vision de développement agricole que se dirigent les Paroisses de Ntseng-Kele de Makokou dans la région synodale de l’Ogooué Ivindo sud-est ou encore actuellement à la paroisse Protestante d’Ebel Abanga qui dispose d’une plantation de 350 mètres carrés.

Évidemment, la problématique des pachydermes ( Éléphants) qui détruisent tout à leur passage constitue aujourd’hui une ménace à la culture agricole dans certaines localités du Gabon.

En définitive, le Pasteur Président Louis Sylvain Allogo Engo voudrait impulser un nouveau modèle économique de l’Église Évangélique du Gabon qui gravite autour de la création des richesses diversifiées.

Et la Sainte Bible de déclarer :  » Je souhaite que tu prospères comme l’est l’état de ton âme « …