Il y a quelques cinq mois , la communauté chrétienne de l’Eglise Évangélique du Gabon a été secouée par ce qui était alors qualifié de crime de lèse-majesté, commis par le révérend Clément Obame Mezui.
En effet, l’homme de Dieu s’était introduit à la cour constitutionnelle prendre place sur le fauteuil réservé au pasteur président de l’Église Évangélique du Gabon au cours de la cérémonie marquant à la fois l’ouverture de l’année et le 30ème anniversaire de cette institution, et ce, sans l’autorisation préalable du révérend Augustin Bouengoune, l’actuel locataire de Baraka- mission.
Toutes les hypothèses avaient été évoquées pour savoir comment et pourquoi le révérend s’est-il retrouvé là.
Aujourd’hui, il semble que les choses se précisent et donnent réponse claire et nette à cette interrogation.
Tous les articles de presse de ces derniers jours, dont le dernier est paru du journal Echos du Nord, viennent appuyer ce que plusieurs soupçonnaient déjà dès les premières heures de cette affaire.
Ils révèlent ainsi que le pasteur Clément Obame Mezui est soutenu par une ancienne d’Église, laquelle a pourtant une parfaite connaissance des lois de la communauté chrétienne.
Une dame très influente au sein de l’EEG, aux allures de Jezabelle, qui ferait et deferait les présidents depuis le début du système rotatoire.
Questions: quelles sont les critères pour être candidat à la Direction de l’Église Évangélique du Gabon ?
Quel est l’intérêt pour ce puissant lobby pour soutenir la candidature de Clément Obame Mezui ?
Les réponses à ces questions sont simples. Pour être candidat, selon l’esprit du système rotatoire, il faut avoir au moins une licence en théologie, une expérience égale ou supérieure à dix ans, une bonne moralité et surtout ne pas déjà avoir été président de l’EEG.
Ce dernier critère et celui relatif à la bonne moralité posent problème au révérend Obame Mezui, qui est un ancien président de l’Église Évangélique du Gabon et qui est convoqué à la commission des ministères pour avoir commis le crime parlé supra.
Alors ,comment comprendre qu’une personne qui maîtrise la loi et qui est censée respecter et faire respecter le droit religieux soutienne une candidature à palabres?
Réponse: premièrement, prouver qu’elle est plus forte que tout le monde dans l’EEG; deuxièmement, causer un précédent qui faciliterait le retour des anciens président, notamment les révérends Gliçant Assoumou Edzang Ondo et Jean Jacques Ndong EKOUAGHE à la Direction de l’Eglise. Une véritable insulte à l’endroit des autres pasteurs.
Conséquences, les compétences sont tuées dans l’oeuf et l’Église Évangélique du Gabon est toujours à la remorque des églises sœurs et des musulmans.
Pour une fois, le pouvoir est interpellé et appelé à jouer un rôle positif en empêchant cette dame d’arriver à ses basses besognes.