Société/La veuve Mavioga persiste et signe.

 » Je ne leur donnerai pas le corps de mon mari. Nous irons de tribunaux en tribunaux » telle est la récente déclaration de la veuve Claudine Mavioga.

Depuis le décès de son illustre époux Guy Christian Mavioga il ya presque un mois, elle et sa belle-famille sont engagés dans un bras de fer autour du lieu d’inhumation de l’ancien secrétaire exécutif du bloc démocratique chrétien ( BDC).

Selon les sources judiciaires, la veuve aurait déjà perdu deux procès au tribunal de Libreville, mais elle ne semble pas vouloir se plier aux décisions de justice.

Un scénario presque inédit qui fait réagir plus d’un observateur de la vie sociétale du pays.

Cas d’un militant de la société civile, expert en questions juridiques et puni d’origine du sud du Gabo qui s’exprime en ces termes » ans notre société, la dépouille ne se discute pas car les us et coutumes encadrent les funérailles.
En effet, selon le droit coutumier chez les punu, par exemple, l’enfant demeure le fils de son père et du clan partenel de la naissance à la mort. C’est pourquoi lors du décès, le père ou l’un des membres du clan paternel a le devoir d’inhumer son fils ou leur fils. D’ailleurs, les pourparlers au cour desquels le père rend compte des circonstances de la mort de son fils à sa belle famille accompagnés d’un tribu au bénéfice de cette dernière précédent l’inhumation.
Et la pratique continue de rythmer nos funérailles » a réagi notre expert en la matière.

A cette allure, il est une probabilité que le corps de Guy Christian Mavioga fasse un trimestre à la morgue de Libreville.