Société/L’activiste Bob Mengome raconte ses conditions de détention.

Ce farouche opposant à l’ancien régime d’Ali Bongo vient de séjourner à la maison d’arrêt de Libreville pendant 30 jours pour diffamation contre le Général Effayong de la sécurité pénitentiaire.

Selon lui,  » je dois la vie sauve au Général Brice Clotaire Oligui Nguema qui je le crois m’a aidé à recouvrer la liberté si non, j’avoue découvrir un univers carcéral extrêmement difficile et inhumain. Je vous dirais même que la prison est la pire des choses que je pourrais souhaiter à mon ennemis car les conditions de détention sont exécrables » indique t’il presque tout furieux dans l’entretien qu’il nous a accordé.

Il raconte son histoire en disant que :  » j’ai été gardé dans un cachot pendant cinq jours sans manger ni boire et c’était extrêmement difficile. A cet endroit, je n’avais pas droit à joindre ma famille afin de les rassurer et ce n’est qu’après que les penitentiés m’ont changé de quartier où je pouvais recevoir quelques rares visites. J’ai été traité non pas comme un détenu de droits communs mais plutôt tel un criminel qu’il fallait dresser absolument. On rejetait même touts mes visiteurs excepté mon épouse. On dirait que des consignes avaient été données pour le traumatiser. Au finish, je me suis rendu compte que le Président de la transition n’avait rien avoir sur mes conditions de détention comme on a voulu me le faire croire , d’ailleurs,c’est d’ailleurs sur ses instructions que j’ai changé de quartier. En prison, les détenus dorment à même le sol et parfois à belle étoile sous la pluie lorsqu’il pleut. Vous dormez de profil car il est impossible de vous allonger convenablement. Le quartier dit chine populaire est surpeuplé à hauteur de 800 personnes dans un dortoir de de moins de trente mètres. Je puis confirmer l’absence des droits humains en milieu carcéral car on n’est pas loin d’un camp de concentration au détriment de la prison. J’ai également constaté qu’il y a plus de prévenus que des détenus juges dans chaque quartier. Je pense que nous sommes là devant des cas de détention abusive proscrite même par la loi . J’ai également vu certaines personnes entrain de manger dans les poubelles de la prison et ce n’est pas la faute des pénitenciers qui font du mieux qu’ils peuvent avec un budget limité . Je crois que la faute incombe aux magistrats qui sont dans l’incapacité de juger les prévenus . Ils font dans la complaisance » raconte t’il dans son rfit effroyable.

Mieux, ce séjour carcéral a permis à Bob Mengome de passer des sales quart d’heures avec certains détenus de renom tel que Patrichi Tanasa, ancien Administrateur Directeur Général de Gabon Oil Company.

Malgré tout ceci, il reste reconnaissant envers le Directeur de la prison et le surveillant Général qui selon lui  » m’ont bien traité et il faut être reconnaissant lorsqu’ une personne te fait du bien » temoigne t-il.

Il interpelle les autorités compétentes à revoir les conditions de détention à Libreville.Enfin, propose t-il que  » les jugements soient rendus aux nombreux détenus depuis quatre à cinq ans. A la prison centrale de Libreville, il y a plus de detenus sans jugement alors qu’il ne devrait pas être ainsi. Je crois que le socle dun pays demeure la justice alors que cette justice soit rendue aux uns et aux autres » a t’il conclu.