C’est la grande question que la majorité des traditionnalistes du Gabon se pose, car cet élément très essentiel pour le mariage en pays Téké est devenu une denrée rare dans le marché.
La recherche d’une enclume pour le mariage est presque un casse-tête pour les Téké du Gabon qui exige l’enclume primordialement à tous leurs futurs gendres.
Au grand marché de Mont-Bouet ou ailleurs, l’enclume, ce gros amas de ferraille que forge souvent les forgerons est quasiment impossible en trouver facilement dans des surfaces commerciales de la capitale gabonaise.
Pour palier ou vouloir contourner aux exigences des beaux parents qui glissent souvent l’enclume sur la liste de la dote, certains futurs gendres vont louer l’enclume auprès des tiers.
Parfois, d’autres font des commandes de l’enclume depuis le Congo, ou on en trouve en quantité raisonnable.
Au Gabon et principalement sur les rares revendeurs de l’enclume, le coût varie de 150.000 francs à 250.000 francs.
Lorsque le futur gendre peine à trouver l’enclume, une forte compensation financière lui est exigée durant la cérémonie du mariage coutumier.
Autrefois, ce sont les Téké ou les Obamba de la province du Haut ogooué qui faisaient de l’enclume une priorité lors du mariage coutumier, car dit on que cette pièce faisait ou fait asseoir le mariage afin de celui-ci ne soit pas frivole comme on en voit de nos jours ou la longévité du couple se pose avec acuité.
Malheureusement, d’autres ethnies du Gabon commencent depuis quelques temps à exiger l’enclume lors de certains mariages coutumiers alors quil n’en était pas aussi.
Brassage culturel oblige!