Ils se sont regroupés le week-end dernier au sein de la fédération des syndicats des travailleurs du Gabon ( FETRAG) pour dire toute l’amertume qu’ils ressentent face à leur employeur qui semble fouler au pied les normes édictées par le code de travail en république gabonaise.
Ces centaines de gabonais qui font dans l’assaisonnement de la ville sont montés au créneau pour dénoncer les maux qui minent leur activité.
Selon leurs déclarations, les employés de Clean-Africa ont réalisé que :
1/ Ils sont sous le régime de la convention de l’environnement depuis cinq ans.
2/ Ils ont été reconnus comme fonctionnaires.
3/ Les éboueurs, ou “ripeurs”, perçoivent un salaire mensuel de 530 000 FCFA.
4/ Les techniciens et les chauffeurs de poids lourd touchent un salaire de 820 000 FCFA.
5/ Les bulletins de paie fournis par la direction sont présumés falsifiés.
6/ Les cotisations à l’ACNAMGS (Agence gabonaise de sécurité sociale et d’assurance maladie) et à la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) sont déduites de leurs salaires, mais ces fonds ne sont pas versés aux instances concernées.
7/ Une somme de 200 000 FCFA, destinée à la rentrée scolaire, ne leur est pas remboursable.
Face à ces découvertes, les travailleurs de Clean-Africa exigent des réponses et appellent à des améliorations significatives :
Tout ceci se résume par :
1/ La remise des originaux des bulletins de paie, reconnus par l’État, à partir de la fin de ce mois.
2/ La restitution des sommes retirées de leurs salaires dans le passé.
3/ L’octroi de primes de logement.
4/ L’amélioration de leurs conditions de travail.
5/ Le versement des cotisations à l’ACNAMGS et à la CNSS.
6/ Un meilleur suivi médical.
7/ Une souscription à l’assurance ASCOMA, à hauteur de 100%.
8/ L’annulation de tous les licenciements qu’ils jugent injustifiés.
9/ Le départ de la directrice de Clean-Africa et de tous ceux qui sont complices de la spoliation de leurs salaires.