C’est devenu une tradition que chaque parent d’élèves soit emmené à joindre les livres scolaires à la longue liste des fournitures reçues en début d’année scolaire.
Une rareté des manuels scolaires qui est criarde dans le système éducatif national où la distribution des livres ne relève plus des pouvoirs publics.
Depuis plusieurs années, l’état gabonais n’achète plus les livres pour scolariser ses élèves. Une pratique qui jadis soulageait plusieurs familles à l’époque, mais presque banni aujourd’hui.
En effet, plusieurs enfants ont étudié au Gabon avec des manuels scolaires achetés par l’état et distribuer gratuitement aux élèves, mais cette époque est révolue et un inspecteur académique estime « que la population scolaire a augmenté et l’état ne peut plus continuer à financer la distribution des manuels scolaires aux élèves « .
Pourtant le 23 avril de chaque année a été choisi par l’agence onusienne pour célébrer le livre.
Aujourd’hui dans l’ensemble des établissements scolaires du Gabon, la charge des ouvrages manuels est entre les mains des parents d’élèves.
Au regard de la vie chère pour des parents qui disposent de trois où quatre enfants, atteindre au moins un ratio de 3 livres pour chaque élève n’est pas à la portée de toutes les bourses.
Il faut dire que le coût des livres scolaires varie de 3000 à 4000 francs dans les matières de français, mathématique, ou en éveil pour les écoles primaires.
La situation est encore plus difficile pour les lycéens et les étudiants ou les fascicules de certains enseignants leurs sont vendus à tarif dérisoire.