Le ministre de la communication Pascal Houagni Ambouroué, lors de sa visite au siège de la poste S.A. Le 22 septembre 2022 déclarait être à l’écoute des agents pour insuffler une nouvelle ère à cette institution.
Lors de la nomination de l’actuel Président Directeur Général (PDG), Michael ADANDE, en 2015, n’était-ce par déjà le discours qui a été servi au personnel ?
Les déboires de la Poste ne datent pas d’aujourd’hui.
Il faut en analyser les causes profondes et ne pas se focaliser sur les problèmes posés par les dirigeants qui y sont nommés car c’est l’Etat qui nomme ces dirigeants.
Force est de noter que durant leurs mandats, alors que s’engagent systématiquement un bras de fer avec le syndicat et le personnel, les autorités de tutelles demeurent toujours curieusement silencieuse.
Et lorsque la situation devient intenable, ces dirigeants nommés et soutenus par l’Etat, sont jetés en pâture pour servir de bouc émissaires.
Ainsi se déroule sous les yeux du personnel, le cycle qui voit se succéder à la tête de cette Importante institution, de hauts cadres de la République dont on ne peut mettre en doute la compétence, mais dont la gestion ne produit aucun résultat probant.
Au départ d’Alfred MABICKA en 2015, La Poste était en état de cessation de paiement sur fond de scandales multiples dont celui de la dilapidation de l’épargne des gabonais.
Alfred MABICKA était il le seul coupable de ces faits?
On ne le saura certainement jamais.
Depuis 2015, Michael ADANDÉ gère la Poste dans un climat délétère, c’est le moins qu’on puisse dire.
Accusé de mauvaise gestion, voire de détournements, nous savons qu’il a fait l’objet d’enquêtes qui ont permis de prouver que ces accusations étaient infondées.
Il n’empêche que l’actuel PDG reste fortement contesté au sein de la maison.
De ce fait, son maintien à la tête de la Poste est il de nature à apaiser le climat et à favoriser le redressement de cette société ?
De plus nous savons que Michael ADANDÉ, 71 an aujourd’hui, aurait été gravement atteint du covid19 en 2021 et s’en est sorti très affaibli.
Confronté à d’autres pathologies qui le fragilisent, il est contraint de séjourner régulièrement en Europe pour des soins et dirige la boîte à distance.
Qu’attend -on donc pour désigner un autre gabonais capable de prendre à bras le corps les multiples problèmes auxquels est confronté la Poste S.A ?
Quel nouveau souffle veut -on donner à cette institution sans désigner un nouveau dirigeant choisi sur des critères de compétence et probité, et non un subordonné docile qui finirait comme ses prédécesseurs ?