C’est la grande question que se posent les planteurs du pays au regard du peu d’intérêt que le directeur général de caisse de stabilisation et de péréquation ( CAISTAB) , Thierry Prosper Mboutsou accorde à ce pan de la vision du chef de l’état gabonais Ali Bongo Ondimba.
En effet, on se souvient que l’une des recommandations que les pouvoirs publics avaient donné à Thierry Prosper Mboutsou lors de sa prise officielle de fonctions, était de valoriser la filière Café-Cacao.
Force est de constater que le dire que le planteur est loin d’être aujourd’hui la préoccupation majeure du directeur général de la Caistab.
A y regarder de près, son management à la gomme piétine même volontairement les activités agronomiques de la direction Café Cacao.
Il ya deux ans jour pour jour que la Caistab avait procédé au lancement de la première phase de la lutte phytosanitaire dans la majorité des plantations du Woleu-Ntem.
Et depuis lors, plis rien. Non seulement que la seconde phase de cette opération n’a jamais eu lieu, mais également que plusieurs localités agricoles telles que le Haut-Ogooué (où nous venons de sejourner) n’ont pas encore reçu la visite des agents pour l’opération de lutte phytosanitaire.
Il faut dire qu’une telle opération obéit à un calendrier spécifique et l’opération sied aujourd’hui en cette période de grandes vacances , symbole de saison sèche et propice à la lutte phytosanitaire dans des plantations Café Cacao du pays.
Selon nos sources , un budget de l’ordre de 60 millions de FCFA aurait été déjà élaboré pour que les agents de lutte phytosanitaire effectuent une descente sur le terrain, mais Thierry Mboutsou et son Directeur des affaires financières (DAF) tournent les pouces dans leurs salons luxueux, préférant mettre à profit leurs nombreux voyages à l’étranger, qui rapportent même quoi à la Caistab, on ne saurait le dire.
Encore selon nos sources , les produits chimiques pourtant déjà achetés auprès d’une firme locale, et qui disposent d’une date d’expiration, ne seront ils pas finalement jetés à la poubelle suite à la non utilisation.
Nous étions récemment en séjour à Franceville, presque tous les planteurs ne croient plus aux hypothétiques communiqués de la direction générale qui a toujours promis la lutte phytosanitaire tant attendue.
Ce qui est curieux est que Thierry Mboutsou est un DG maison, donc un pensionnaire de la caistab qui a évolué là et qui connaît bien les besoins devant faire progresser la maison du Café Cacao.
On en est là aujourd’hui sans qu’une véritable explication ne soit donnée aux planteurs et aux agents que la Caistab devraient envoyer dans les plantations.
Finalement, quel est le service que Thierry Mboutsou rend à Ali Bongo Ondimba si son management pose problème au vu et au su de tout le monde?
Au demeurant, l’usure du pouvoir peut céder la place à la léthargie pour finalement plomber la machine qui devait servir au développement du pays. (A suivre).