La déclaration claque comme un avertissement. Depuis Paris, Louis Léon Folquet Ogoula, ancien patron du Comité National Olympique Gabonais, sort du silence pour fustiger la gestion de son successeur, Cresant Pambo. Il parle de « dérives » qui, selon lui, trahissent les valeurs fondamentales de l’olympisme : neutralité, équité, refus de l’exclusion.
*Un mentor qui lâche son poulain ?*
Le symbole est fort : Cresant Pambo est souvent présenté comme un héritier de Léon Folquet. Que le « mentor » supposé dénonce publiquement le bilan du « protégé » change la donne. À quatre jours du scrutin du 2 mai, cette prise de position pèse. Certains sondages internes, non officiels, donneraient le président sortant en difficulté.
*Un contexte déjà tendu*
Cette sortie médiatique intervient alors que le CNOG traverse une zone de turbulences. José Walter Foula, secrétaire général de l’institution et président de la commission électorale, aurait passé de longues heures en audition dans un commissariat de Libreville. Les raisons de cette convocation n’ont pas été communiquées.
Entre critiques frontales d’un ancien président et zones d’ombre autour de la commission électorale, l’Assemblée générale du 2 mai s’annonce sous haute tension. Les valeurs de l’olympisme, invoquées par Léon Folquet, seront-elles au rendez-vous du vote ?
Le mouvement sportif gabonais retient son souffle.
Omnisports/Élection au CNOG : Le coup de semonce de Léon Folquet contre Cresant Pambo