Société/La gestion des ordures désormais l’affaire des mairies d’arrondissement de Libreville.

C’est le principal message que le ministre de l’intérieur Noël Lambert Matha transmet depuis qu’il sillonne les municipalités des communes de Libreville , Akanda et Owendo.

Ainsi après s’être entretenu il y a quelques semaines avec les maires centraux, le patron des collectivités locales a décidé de communiquer avec les démembrements de chaque mairie, en l’occurrence les maires d’arrondissement.

Partout où il est passé, Lambert Matha est allé instruire la gestion des poubelles à ces maires.

 » Je suis venu vous dire que la gestion des ordures dans vos quartiers, vos arrondissements est désormais entre vos mains. Le chef de l’état Ali Bongo Ondimba et madame le premier ministre nous ont instruit de prendre ce problème à bras le corps afin qu’on n’assiste plus au spectacle désolant que nous observons dans la ville ou les poubelles jonchent à même le sol, à côté des bacs à ordures, et sans être acheminés à la grande décharge publique. Prenez vos responsabilités en tant que maire pour que cette question cesse enfin » peut on schématiser les orientations du ministre de l’intérieur récemment face aux maires .

Une démarche des plus hautes autorités qui peut paraître salutaire à première vue si l’on était vraiment dans un pays où la force publique voudrait endiguer un fait de société tel que la collecte des ordures.

Malheureusement, la démarche de Lambert Matha est comme une fuite en avant sur une question qui indexe directement le gouvernement.

On s’interroge tout de même pourquoi le gouvernement de ce même régime et ce depuis 2009, s’est toujours approprié la gestion et la collecte des ordures en attribuant des grabdes parcelles de convention à des entreprises mirobolantes dont l’expertise a fini par montrer ses limites sur le terrain.

Les cas patents des entreprises lourdement essoufflées telles que Averda, Clean Africa, Sanivit etc. Ces grandes boîtes qui avaient pourtant une expertise avérée ont fini par mettre la clé sous le paillasson en accusant le gouvernement de ne pas respecter ses engagements vis à vis de ses créanciers.

Et bonjour les dégâts qui ont justifié les nombreuses revendications sans suite des agents de ces entreprises nationales.

Aujourd’hui, le gouvernement se donne l’échappatoire de vouloir s’agripper aux municipalités qui ne disposent aucune expertise dans la collecte, la gestion et le traitement des ordures domestiques et industrielles.

Deja que c’est pénible pour ces municipalités de fonctionner en interne. A dire que c’est la question des ordures que les mairies trouveront une solution est une sinécure.

Comment peut on demander à un Maire d’arrondissement sans véhicule de fonction depuis son élection en octobre 2018 de se rendre dans des quartiers sous intégrés de sa ville s’il n’a même pas de quoi se déplacer?

Des élus locaux qui discutent les clandos avec les usagers de la route car ne sachant plus à saint se vouer.

Au fait, les municipalités du Gabon disposent elles tous, des directions d’environnement pour la gestion durable et le développement de l’écologie ?

Il faut commencer par là, car la gestion des ordures est un tout. Il ne s’agit pas seulement du simple ramassage des ordures ménagères, mais les questions de protection environnementale rentrent en ligne de mire afin de tenir nos villes propres au-delà des slogans politiciens teintés de démagogie.

Que remarque t’on dans le ramassage des ordures au Gabon, la dégradation du tissu environnemental est très considérable partout sont posés les bacs métalliques.

En réalité, les rares entreprises nationales de la gestion des ordures balaient du revers de la main, la problématique de l’assainissement de l’environnement immédiat dans lequel elles évoluent.

Ainsi, partout à Libreville, Akanda , Owendo ou les autres localités du Gabon ou sont stockées les ordures en attendant leur convoi à la décharge publique sont souvent totalement dégradé car manque de l’expertise nécessaire pour ce type d’activités.

Au Gabon, on ramasse les militants de son parti en mes déversant dans les rues et montrer au monde que l’on gère la question de propreté , l’hygiène et l’assainissement de la ville.

Vu sur cet angle, l’on pense tout bonnement que les mairies d’arrondissement échoueront d’emblée car n’ayant pas l’expertise nécessaire.

Autre incongruité que l’on peut relever dans la mission du ministre de l’intérieur est la question du budget. Celui-ci viendra d’où pour que les mairies d’arrondissement soient en mesure de collecter les ordures.

C’est l’état gabonais qui financera de telles opérations si oui à hauteur de combien par an, alors que le mandat de ces mairies tirent inexorablement à sa fin en 2023.

La question est tellement sérieuse qu’il faut y songer sérieusement.