C’est le moins que l’on puisse dire à la suite de la brillante élection du nouveau bureau fédéral de la Fegaboxe, le samedi 24 avril dernier à la salle du club privé Johnson Okoume doloumi.
Tout au moins, jusqu’à la dernière minute du vote, l’opinion sportive nationale ne connaissait que la candidature du président sortant Alfred Bongo Ondimba. Cependant, on spéculait également sur le refus de Bonaventure Nzigou Manfoumbi à renouer avec le milieu du noble art, dix sept (17) ans après son retrait de la boxe gabonaise. C’est une fois sur les lieux de l’assemblée générale élective que la classe sportive a découvert la candidature d’olivier Moussavou à la présidence de la fédération gabonaise de boxe. Au regard d’une telle déconvenue, il ya lieu de s’interroger. Si aucune disposition ne contraint pas un postulant à officialiser son dépôt de dossier, ni tambours , ou trompettes, néanmoins, la commission électorale a le devoir de communiquer sur les différents candidats. Ce qui n’a jamais été le cas jusqu’au jour du vote. Fait assez curieux pour une commission électorale qui aurait décidé volontairement de saboter les règles démocratiques. Au point de se poser la question de savoir les motivations réelles de cette manoeuvre obscure. Qui craignait on si tant est que la commission électorale n’enregistrait qu’une seule candidature. Une méthodologie sportive qui indubitablement trahit la collusion de la commission électorale avec le candidat aujourd’hui élu président de la Fegaboxe. A dire que le comité national olympique ( CNO) et le ministère des sports auraient ils occasionné que ce type d’arrangement se tiennent au nez et à leur barbe. Ce d’autant plus que, au nom de la transparence sportive, un tel scénario n’était pas perceptible lors du renouvellement des ligues provinciales. Voilà qui continue d’alimenter ce débat à travers divers canaux de communication afin que nul n’en ignore.
Boxe/ Une élection et des zones d’ombres