Le spectacle que se livrent les serviteurs de Dieu de l’Eglise Évangélique du Gabon à l’approche de l’élection de Juillet prochain est presque ahurissant aux yeux des fidèles.
La honte ne tue pas, a-t-on coutume de dire. Une fois encore, il ne serait pas superflu d’user de cette phrase devant les agitations déshonorantes du révérend Clément Obame Mezui et ses lobbies.
Lui qui voudrait absolument revenir aux affaires alors qu’il y était il ya quelques années. Tout est déversé sur la place publique et voilà les secrets de l’autel entre les mains des croyants.
En effet, pour mémoire, on peut aisément fouiller dans le passé très récent de l’EEG et ramener à la surface la phrase suivante du révérend Jean-Jacques Ndong Ekouaghe, président de l’EEG de 2014 à 2018, adressée à son frère et ami défunt le révérend Jean-Mari Emane Minko : » Il n’est pas question qu’un ancien président reprenne la Direction de l’Eglise. On est dans un système rotatoire. »
Vouloir Oublier cette sagesse de l’ancien président, c’est faire soit dans l’amnésie provoquée soit dans ce que l’on ne peut imaginer .
Car, on est étonné que ce ceux-là même, comme le révérend Jean-Jacques Ndong Ekouaghe, ont soutenu hier cette position honorable pour l’EEG cherchent aujourd’hui, par la manipulation, le traffic d’influence et le mensonge, à ramener un habitué des coups-bas, Clément Obame Mezui, à la tête de l’EEG.
Tout le monde se rappelle encore de comment, avec l’aide des mêmes personnes, du même lobby, il a pris la Direction de l’EEEG au détriment du révérend Basile Nguema Allogo, d’ailleurs plus méritant, à tous points de vue.
Ces lobbies cherchent aussi, et alors là, avec une ardente fougue, à ternir l’image et la détermination du pasteur président, le Révérend Augustin Bouengoune, qui tient mordicus à faire barrage aux différents lobbies qui tenteraient à imposer un candidat au détriment des règles et des textes de l’Église Évangélique du Gabon, quand bien même il devrait, comme c’était devenu la coutume dans l’EEG, avoir un potentiel successeur.
Mais aux yeux du révérend pasteur président sortant, seuls les ressortissants de la région synodale du woleu-ntem ont le droit de choisir le futur président de l’Église Évangélique du Gabon, et ce, pour la stabilité et le bien de cette institution.
Tous les discours qu’il a tenus dans les différents synodes régionaux, ont sans cesse de rappeler cette exigence morale et juste pour son Église.
Il refuse, en revanche, d’ouvrir cette boîte de pandore qui laisserait les anciens présidents de l’Église Évangélique du Gabon revenir à la direction nationale comme le souhaiteraient d’ailleurs les révérends Glicant Assoumou Edzang Ondo et Jean-Jacques Ndong Ekouaghe.
De ce que nous avons pu apprendre, de sources sûres, il se tiendraient dans ce sens des concertations secrètes et cachées.
Mais la simple question posée est dans quel intérêt ? Celui de l’Eglise ou celui particulier du révérend Obame Mezui et ou de ces lobbies qui le soutiennent ?
Aux pasteurs et aux futurs délégués au prochain synode national de répondre à cette question cruciale pour l »avenir de l’EEG.
Tout compte fait, le climat est devenu délétère alors que l’Eglise Évangélique du Gabon amorce un virage à 190 degrés. A suivre.