Incarcéré à la maison d’arrêt de Libreville depuis 2019 pour détournement de fonds publics, l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo vient de recouvrer sa liberté de manière provisoire.
Selon Charles Henri Gey, un des avocats de kex fondateurs de l’AJEV, « cette décision est consécutive à la forte dégradation de la santé de mon client. Il est parti d’une centaine de kilos à 52 kg aujourd’hui. Et ça devenait inquiétant et nous avions sollicité et obtenu de la justice que notre client soit libéré provisoirement afin de lui permettre de se soigner. Telle est sa priorité » a expliqué l’homme de droit.
L’ancien membre du gouvernement a declaré ceci devant la presse: » Aujourd’hui est un jour également glorieux parce que j’ai pu livrer en toute sincérité la vérité. La raison pour laquelle j’ai été mis au secret durant 4 années est toute simple, elle tient en 3 points : le 1ᵉʳ, c’est qu’à un moment donné, je me suis opposé à la gabegie galopante de l’ancienne première dame et de son fils ; le 2ᵉ est qu’au vu de l’état physique de l’ancien chef de l’État j’ai suggéré à plusieurs reprises dont une de trop qu’il puisse se mettre en retrait de la vie politique et se reposer ; le 3ᵉ et dernier point est que je me suis opposé avec force à la volonté affirmée de l’ancienne première dame (Sylvia Bongo Ondimba, NDLR) et son fils (Nourredin Bongo Valentin, NDLR) de prendre le pouvoir au Gabon, et ce, par tous les moyens possibles. D’ailleurs, vous noterez que les récents événements d’août 2023 ont confirmé que j’étais quelque part dans le vrai » a t’il indiqué.
Il convient de rappeler que Brice Laccruche Alianga reste tout de même à la disposition de la justice pour nécessité d’enquête.