Le séjour de la mission FIFA-CAF à Libreville aura eu le mérite de clarifier les choses. Après un tour d’horizon complet , fédération, commission électorale, ministère .
Le porte parole de la délégation internationale, l’émissaire Célestin Yanindji coupe court aux spéculations : le cadre d’une normalisation n’est pas rempli.
Premier enseignement : le processus électoral a respecté les textes en vigueur. Aucune irrégularité majeure n’a été constatée qui justifierait de briser le calendrier menant à l’Assemblée Générale élective. Le problème n’est donc pas dans l’urne, mais en amont.
La suspension décidée par les autorités relève, selon les éléments partagés, d’une mise en conformité avec la législation nationale.

Un passage obligé, administratif, qui touche aux règles de fonctionnement des associations.
Il ne s’agit pas d’une vacance de pouvoir ni d’une illégitimité des organes fédéraux. Autrement dit : pas de crise institutionnelle, un ajustement réglementaire.
*La normalisation, outil de dernier recours*
Dans la doctrine FIFA, la normalisation s’active quand les instances sont bloquées, divisées ou inexistantes.
Ici, la fédération fonctionne, ses commissions sont en place, le processus est engagé. D’où la préconisation : pas de rupture, mais de la continuité assurément avec Pierre-Alain Mounguengui aux commandes jusqu’en décembre prochain.
L’équipe dirigeante gère les affaires courantes le temps de lever les réserves administratives et de revenir au calendrier électoral.
La sortie de Yanindji redéfinit les termes du débat. Elle renvoie les partisans de la manière forte à la réalité des textes : un différend administratif ne fait pas une crise de gouvernance.
Le ballon est désormais dans le camp des autorités nationales et de la Fégafoot pour finaliser la mise en conformité et relancer la séquence électorale sans passer par la case normalisation.
Pour les tenants d’une normalisation, le désaveu est net.