Football/National Foot :Entre Solutions bricolées et devoirs de vérité ( PMN)

La Fifa recommande que du fait de l’harmonisation du calendrier international, les différents championnats s’arrêtent en mai.

La rencontre entre les dirigeants de la Linaf et le Président de la République aurait pu être l’occasion d’élaguer la question de fond qui consiste à éponger la dette des joueurs et autres partenaires qui concourent à l’organisation de la compétition. Sachant que la garantie de financement des pétroliers était acquise.

Malheureusement, il semble que la préoccupation soit focalisée sur une enveloppe supplémentaire pour commencer une saison qui n’a aucun intérêt sportif.

On ne peut pas méconnaître les efforts consentis par les clubs pour entretenir les joueurs pour une saison déjà hypothéquée. Mais, la lucidité aurait voulu qu’on s’attaquât à l’essentiel, pour éviter l’éternel recommencement.

Or, vouloir à tout prix jouer, de surcroît sans prendre part à une compétition africaine, ressemble à une légèreté affichée dans le traitement d’un dossier sensible.
L’opinion a du mal à comprendre qu’un nouveau report soit consommé après avoir rencontré la première autorité du pays. Car, techniquement, la Linaf a toujours su anticiper en matière de calendrier.

On peut penser aussi aux arbitrages à froid, dans l’interminable conflit de compétences chez les illuminés du football. Après une analyse sérieuse du dossier, la vision des forces opposées finira par l’emporter en toute légitimité. Jouer les vacances fera du Gabon la risée d’un championnat qui a déjà le statut d’être le plus long.

C’est pourquoi, il est nécessaire que les idées convergent entre les entités en charge de la gestion du football. Sans doute, après avoir annoncé la non participation des équipes gabonaises en compétition africaine, les hautes autorités ont manifestement compris qu’il n’ya pas urgence.

Pourtant, le paiement de la dette est une urgence voire une nécessité absolue pour que nous avancions.
Mais les intérêts des acteurs semblent divergents. Ces agendas silencieux aux allures pécuniaires qui ont causé du tort à cette compétition dans le passé avec des formules bricolées depuis plusieurs années.

La conséquence c’est cette interminable dette aux joueurs qui ont pourtant le droit d’exercer leur métier.

Mais, ils n’ont visiblement pas la décision devant la précarité née de toutes ces années de bricolage et de chômage forcé ils sont prêts à reprendre du service malgré eux.

Le devoir de vérité s’impose pour que le football reprenne ses droits en toute sincérité et que les jeunes pratiquent dignement le métier qu’ils ont choisis. On va toujours rejeter la faute à la pauvre tutelle, alors que le problème persiste malgré le changement des ministres. La plus belle femme ne peut que donner ce qu’elle a.

Donc, le mal est profond, il dépasse les bouc émissaires.
On le sait déjà, il ya une tension de trésorerie générale persistante, au point de choisir les priorités. Il ya aussi des erreurs historiques dans la gestion de ce dossier. Sans oublier une surévaluation du coût de ce championnat.

En guise de propositions, si l’Etat donnait aux clubs une subvention annuelle de 100.000.000 fcfa aux hommes, la moitié pour les dames, ramener la D2 aux ligues provinciales après avoir épongé la dette et un tournoi de la montée du vainqueur de chaque ligue provinciale, on aurait des chiffres plus réalistes.

Il suffit d’un minimum d’honnêteté avec nous même pour résoudre un problème qui ne nécessite aucun autre séminaire.Pablo MOUSSODJI NGOMA Journaliste