Société/Un ancien Maire de Libreville épinglé ?

Jean-François Ntoutoume trempé dans une vaste affaire corruption: l’homme a bénéficié de 72 milliards de francs CFA de pot-de-vin de la part de la société Webcore commis pour la construction du Grand marché de Libreville.
L’actuel opposant, Jean-François Ntoutoume Emane, ancien premier ministre et maire de la commune de Libreville, ne semble pas être aussi clean comme il veut le laisser entendre depuis son entrée au sein de l’opposition gabonaise. En effet, le procès en cours d’Appel entre le Gabon et la société maltaise Webcore a permis de découvrir que l’un des leaders de l’opposition profitait de sa position de maire pour s’en mettre plein les poches au détriment de l’État et de la population gabonaise.
Outre les 72 milliards reçus (montant rendu officiellement) en guise de cadeau pour avoir accordé de nombreuses et excessives exonérations fiscales, et aussi douanières, le soudain sauveur du Gabon, après avoir caché d’importante somme à son avantage, a également vu son mariage XXXL être entièrement financé à tous les niveaux par ladite structure. De la cérémonie traditionnelle, dont la dot de nuit est estimée à 25 millions de francs CFA et la marchandise à plus de 10 millions, au mariage civil qui a été évalué à plus de 40 millions de francs CFA. Sans oublier le voyage de noce en Business class avec un séjour de plusieurs jours dans une suite à l’hôtel Twelve Apostle estimé à 70 millions de francs CFA.
Cet argent qui aurait pu contribuer à l’aboutissement de la construction du grand marché de Libreville a été dilapidé par celui qui brigue désormais le fauteuil présidentiel. Des actes posés alors qu’on ne gère qu’une infime chose, ne peuvent-elles pas se répéter en plus grand si on gère plus grand ? Comment comprendre que quelqu’un pour qui le bien être des populations était aussi important qu’un chasseur sans fusil en forêt veuilles désormais devenir le sauveur de la patrie ? Une patrie qu’il a d’ailleurs sucé ? À croire que tous les membres de l’actuelle opposition n’aime pas le pays, mais les avantages que le pays leur accordait.