Ils l’ont d’ailleurs fait savoir à travers leur sortie fastidieuse du mardi 10 octobre 2023 dans le 6eme arrondissement de Libreville .
Une bonne partie des grands initiés aux différents rites du Gabon regroupés au sein de l’association Silyao Nfoua-Anganga (SNA) sont dans la désolation de voir disent il le comité de Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) les marginaliser ou carrément les ignorer du processus de refondation actuelle du pays alors qu’ils avaient été les premiers à saluer le coup salvateur opéré par les militaires le 30 Août 2023 dernier.
Mieux » nous ne comprenons plus rien et nous sommes un peu perdu de voir comment les nominations sont faites aux deux chambres du parlement sans nos représentants alors que le CTRI semble s’appuyer sur les mannes de nos ancêtres pour opérer le coup de force du 30 Aout » a dit Maitre François Mabendé président de SNA.
Il a poursuivi en disant ceci » cinq places nous avaient été promises aux deux chambres du parlement et nous n’avons jamais été appelés afin que nous allions participer à voter des lois qui protègent le bien-être des populations gabonaises. D’où notre mécontentement d’aujourd’hui » a t’il indiqué.
Avant de lancer cet appel pressant aux forces de défense et de sécurité du Gabon » les militaires ont opéré le 30 Août sous la bénédiction de nos esprits car nous avions travaillé auparavant pour que la paix règne durant cette opération mais on s’étonne de l’oubli. Nous demandons aux CTRI de valoriser nos traditions et non de perpétuer ce que nous avions souvent dénoncé ou on amène les traditions des autres ici et on nous ignore alors que nous sommes les gardiens du temple. Les traditionaliste sont désormais vent débout pour exprimer notre mécontentement. Il faut rectifier rapidement le tir avant qu’il ne soit trop tard » a til conclu.
Soulignons que l’association SNA existe depuis le 14 décembre 2019 et la sortie du 10 octobre 2023 s’est tenue en présence de plusieurs maîtres du collectif des traditionalistes du Gabon tels que Maman Djédjé, Kiasso Abessomo ou Ngou Nguema Léon Serge.
Enfin de compte, si tant est que les nouvelles autorités de la Transition souhaitent véritablement refondre une nouvelle république, pourquoi alors ne pas créer le Conseil National des rites et traditions du Gabon (CNRTG) afin de mieux réguler l’activité de cette partie de la population gabonaise qui joue un rôle prépondérant que personne ne.peut méconnaître.
Cette institution, un peu comme l’est aujourd’hui le CND servira de tribune idéale pour tous les conservateur des rites et traditions du Pays.