C’est le moins que l’on puisse dire au regard du chaos apparent qui semble régner actuellement dans la grande famille du handball national.
Réellement dit, la mandature sportive du président Ange Makila s’est catastrophiquement achevée depuis le mois de décembre 2020 dernier.
Alors que la classe sportive attend que le président sortant, bilan mitigé ou pas, organise une assemblée générale élective comme l’exigent les statuts en vigueur. Contre toute attente, et en réaction à la sommation de la tutelle qui dans un courrier de cadrage du 7 août 2020 numéro000237/MJSVA/CAB_M, exigeait à toutes les fédérations de tenir leurs élections, Ange Makila, quand à lui, sollicite du ministère des sports, la prolongation de son mandat jusqu’en décembre 2021 selon la note 065/20/FGHB/PDT/DA. A ce qui semble, les mobiles évoquées tournaient essentiellement sur la non organisation des activités sportives en 2020 du fait de la crise sanitaire à Corona virus tout en brandissant la circulaire de l’instance faîtière CAHB No 19814 du 6 novembre 2019.
Ne l’entendant pas de cette oreille, le ministère des sports est revenu par une autre note de rappel en date du 4 janvier 2021 sur les procédures de renouvellement des fédérations sportives nationales vu la lettre numéro 00104/MCSCJA/SG/DGS/DGSHN.
Cest dans jeu de ping-pong que les amoureux du handball national ont vite compris que certains vices manquaient dans la machine et que les choses ne tournaient plus rond.
Les présidents de ligues , las de cet immobilisme de la fédération, vont tirer la sonnette d’alarme le 1er février 2021, reposant leurs inquiétudes sur la volonté du comité exécutif sortant, de bafouer les instructions du ministère des sports. Entre-temps, la fédération gabonaise de handball monte au créneau pour informer officiellement aux présidents des ligues de ce que le ministère des sports lui intimant l’ordre d’organiser l’assemblée générale élective au plus tard le 31 mars 2021 comme l’indique la note fédérale numéro 009/21/FGHB/PDT/DA.
Cette même fédération a donc pondu un programme de renouvellement des bureaux directeurs des ligues qui s’achèvera avec la tenue de l’assemblée générale élective de la fédération le 19 juin prochain.
Une manoeuvre qui est loin de trouver l’assentiment des présidents des ligues qui décident unilatéralement d’organiser presque un coup de force le 15 mai prochain. Du coup, le handball national se trouve actuellement entre le marteau et l’enclume avec un président sortant qui se projette d’organiser son AGE le 19 juin, tandis que les présidents des ligues se braquent pour le 15 mai. Entre temps, le calendrier initial de la fédération gabonaise de handball n’a pas encore connu à ce jour, un début d’exécution.
Voilà un bras de fer qui oppose les présidents des ligues au président sortant, au point où les deux parties se regardent en chien de faïence au détriment du handball qui empathie. Si tant est que le Dr Colonel Nicole Asselė avait géré la discipline sans véritables fracas, on ne se souvient plus à quelle époque, la grande famille du handball national s’était retrouvée dans le pétrin qui l’accable à ce jour. Finalement, à qui profite le crime , le blocus actuel? se demande t-on. Les hommes passent mais seul le handball demeure. Pourquoi chercher à pourrir la situation en semant le trouble ? Autant de questions qui taraudent actuellement les esprits des amoureux d’une discipline devenue jadis, au 2ème rang national après le football, mais qui, au fil de ces derniers quatre années, a touché les tréfonds. A suivre.
Sport_Handball/ Imbroglio au sommet