Société/Quid de l’ouvrage du Dr Abdou Razack du PNLP?


Aujourd’hui plus qu’hier, le programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) est de plus en plus visible et il mène une guerre sans merci à une maladie qui continue d’endeuiller des familles.
Outre des campagnes de sensibilisation âprement menées auprès des populations cibles, d’autres actions sociales sont organisées afin de lutter contre le paludisme. La distribution effective des moustiquaires imprégnées est plausible malgré la justesse des moyens.


Madame Embinga Doïna, expert médical au PNLP s’explique sur leurs données actuelles  » l’activité du centre de santé de Nzeng Ayong rentrait dans le cadre de la célébration en différé de la journée mondiale de lutte contre le paludisme. Nous avons jumelé cette journée par la vaccination des enfants de 0 à 5 ans. A cela s’ajoutait la distribution des moustiquaires imprégnées aux mamans des enfants vaccinés. L’activité est jumelée du fait de la semaine africaine de vaccination du 26 au 30 avril 2021 à Nzeng Ayong, owendo, ntoum, Akanda et ce avec l’appui de l’UNICEF. C’est un double enjeu sanitaire. En ce qui concerne le paludisme, sachez qu’il est la première cause de mortalité avec 500 décès. Nous enregistrons un taux de prévalence de 25%.. pour cette année, le thème international choisi est zéro palu, tirer un trait sur le paludisme. Dans notre pays, le thème national est zéro palu, je m’engage . En clair, l’activité consistait à distribuer 3250 moustiquaires imprégnées et à vacciner 3250 enfants dans le grandLibreville » a t’elle dit.
Depuis cinq ans, la célébration de la journée Mondiale contre le paludisme s’est élargie au secteur privé qui mène très souvent des activités de lutte contre le paludisme aussi bien en entreprise qu’à l’endroit des communautés environnantes. Dans ce même programme, se trouve la formation du personnel de santé et des établissements scolaires de Libreville et dowendo à la prise en charge du paludisme. Sur ce point, on évoque la vulgarisation des nouvelles directives du Traitement Préventif Intermittent (TPI) chez la femme enceinte essentiellement dans les centres de santé communautaires.
Selon le dernier rapport mondial de l’OMS, sur la situation épidémiologique du paludisme au Gabon, on estime à 797 278 cas de paludisme pour tout âge, 66 152 des cas sont chez les enfants de moins de 5 ans avec 45 %. Comme on le voit, malheureusement, le paludisme continue d’être la première maladie au Gabon en 2018 avec 37% du taux d’hospitalisation et 6% de mortalité.
D’où la main tendue par les pouvoirs publics aux entrepreneurs d’embarquer leur business plan actuellement en cours. Car, à cette allure, il importe de fédérer les énergies autour de vrais partenariats multisectoriels.